Luanda

Les investissements étrangers n’ont pas dépassé 59 milliards de dollars en Afrique en 2016. L’Egypte est au deuxième rang derrière l’Angola.

Les flux d'investissements étrangers (FDI) en Afrique ont atteint l'an dernier 59 milliards de dollars (-3 %), un montant encore très modeste pour un continent de 1,2 milliard d'habitants : cela équivaut à moins de 5 dollars par tête et par mois, un montant 8 fois inférieur à celui dont bénéficie par exemple un Britannique. Des investissements très concentrés géographiquement de surcroît  ; presque la moitié des flux d'investissement est destinée à seulement deux pays, l'Angola et l'Egypte. Le premier a attiré grâce à son secteur pétrolier près de 14,4 milliards de dollars, en recul toutefois de 11 % sur 2015. L'Egypte a bénéficié de flux de 8,1 milliards de dollars, en hausse de 17 %, suite notamment aux découvertes de gaz (gisement de Zohr).

Une nouvelle loi en Egypte

L'Egypte devrait en outre bénéficier de flux accrus en 2017 en raison d'une amélioration substantielle du cadre juridique pour les investisseurs. La loi sur les banqueroutes attendue avec impatience depuis des années par des investisseurs qui soulignaient que jusqu'ici déposer le bilan conduisait quasi systématiquement en prison, a été promulguée en mars. Et le président Abdel El Sissi a ratifié début juin une autre loi censée attirer les investisseurs prévoyant une exemption fiscale de 50 % pour les projets dans des zones démunies. Les décrets d'application devraient être finalisés d'ici à dix jours a annoncé la ministre de l'Investissement Sahar Nasr.

Loin derrière l'Egypte au classement figure le Nigeria, avec 4,4 milliards de dollars (+45 %), un montant décevant pour un pays de 190 millions d'habitants auréolé de surcroît de son accession récente au rang de première économie du continent. Il est vrai que le pays a beaucoup souffert du repli des cours de l'or noir et a même accusé en 2015 sa première récession depuis 1991.

Le podium du continent ne compte que de gros exportateurs d'hydrocarbures, les autres récipiendaires importants sont des pays à base manufacturière : le Ghana (3,5 milliards de dollars), l'Ethiopie (3,2 milliards), le Maroc (2,3 milliards, en recul de 29 %) et l'Afrique du sud. Cette dernière, longtemps classée au premier rang économique du continent mais plombée par un climat institutionnel et social incertain, n'a attiré que 2,3 milliards de dollars, légèrement au dessus du plancher historique de 2015.

Avec Afp

 

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