Nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire qui oppose l'homme d'affaire français Pascal Beveraggi à l'ancien gouverneur du Katanga et lui-même homme d'affaires, Moïse Katumbi, au sujet de la propriété d'une entreprise de logistique et d'exploitation minière, NBMining Africa, autrefois MCK. Vendredi matin 25 septembre, une trentaine de policiers ont investi les locaux de NBmining Africa pour en expulser les employés et saisir les biens.

Saisie des comptes bancaires, saisie d'engins roulants et saisie des locaux, la justice congolaise a tranché dans le vif le litige opposant Pascal Beveraggi et Moïse Katumbi. Le Français propriétaire de NB Mining Africa via sa société Octavia s'en est vu brutalement dépossédée au terme d'un blitzkrieg judiciaire entamé en août dernier par le tribunal de commerce de Kolwezi.

Celui-ci estime en effet que les actifs d'Otavia appartiennent à Astalia, société détenue par l'épouse de Moïse Katumbi. Une décision scandaleuse et parodique selon maitre Edouard Tricaud, l'avocat de Pascal Beveraggi et de sa société Octavia. « C'est une machination, une véritable manipulation judiciaire, ma cliente à aucun moment n'a pu faire valoir ses droits. De sorte que le jugement du tribunal de Kolwezi repose sur les seuls arguments fallacieux qui ont été développés par Astalia. »

Pour maitre Mukendi, avocat de Moïse Katumbi, la justice congolaise n‘a fait qu’appliquer en droit local la décision de la Cour d’Appel de Paris prise en 2018 et confirmée par la Cour de cassation cette année qui annule la cession des actifs appartenant avant 2015 à Astalia, à la société Octavia de Pascal Beveraggi. « Les décisions de Paris, notamment celles de la Cour d'Appel et de la cour de cassation ont été rendue exécutoires. Et quand on parle de décisions rendues exécutoire, cela veut dire que vous prenez toutes les dispositions nécessaires afin de faciliter le recouvrement des droits de votre client qui ont été molesté par la société Octavia. »

Reste que pour les avocats de Pascal Beveraggi, la justice congolaise n'avait pas le droit de rendre les actifs saisis à la société Astalia. Au pire, dit un avocat, ils auraient du revenir à Necotrans, propriétaire originel aujourd'hui en liquidation judiciaire. Ce que contestent, là encore, les avocats de Moïse Katumbi.  

La querelle qui oppose Beveraggi à Katumbi trouve son origine en 2015. Katumbi vend à Necotrans sa société MCK afin de financer sa campagne présidentielle. Par la suite Necotrans fait faillite et la société MCK devenue NB Mining est rachetée par Pascal Beveraggi au cours de la liquidation judiciaire.

RFI

 

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