
Le Japon s'engage à un soutien financier (pledge ou facility) visant à garantir les investissements directs des entreprises japonaises en RDC, avec un focus majeur sur le secteur minier (cobalt, cuivre, lithium, etc., essentiels pour les batteries et la transition énergétique japonaise) afin de faciliter l'entrée et la sécurisation des investissements privés japonais dans les projets miniers congolais, en couvrant potentiellement des garanties, des financements concessionnels, des prêts via la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) ou des mécanismes mixtes public-privé.
Cela s'inscrit dans le renforcement des relations économiques RDC-Japon observé depuis 2025, après des années de rapprochement (accords sur les crédits concessionnels, intérêts de 22+ entreprises japonaises pour investir en RDC). Le Japon cherche à diversifier ses approvisionnements en minerais critiques, loin de la Chine dominante.
Les 3,5 milliards USD ne sont pas un don ou un prêt direct à l'État congolais, mais un engagement mobilisable pour appuyer des projets spécifiques (investissements privés japonais). Cela pourrait inclure des financements via des partenariats avec la BAD (Banque africaine de développement) ou d'autres institutions, similaire à des initiatives passées (ex. : EPSA pour le secteur privé africain). Ce montant est significatif comparé aux aides japonaises antérieures en RDC (ex. : 27 millions USD pour l'électricité à Kinshasa en 2025, ou des micro-projets comme 118 704 USD pour une école en 2026). Il fait écho à des engagements plus larges du Japon en Afrique (ex. : via la TICAD ou des partenariats BAD-Japon pour des milliards en secteur privé), mais cet accord semble bilatéral et ciblé sur la RDC. Les autorités congolaises (probablement via le ministère des Mines, des Finances ou l'ANAPI) présentent cela comme une victoire pour attirer des investissements étrangers de qualité, dans un contexte où la RDC cherche à diversifier ses partenaires miniers.
Pascal Kwilu