
Dans le cadre de ses missions en tant qu’institution financière publique congolaise chargée de la collecte de l’épargne, notamment populaire sur l’ensemble du territoire national, de la promotion de la culture financière et de l’octroi de crédits destinés au développement économique, la Caisse Générale d’Épargne du Congo (CADECO SA) poursuit la dynamique de modernisation impulsée par le nouveau Comité de gestion, conduit par son Directeur général, Célestin Mukeba, et la Présidente du Conseil d’administration, Malangu Kabedi.
Agissant également comme banque commerciale et partenaire de l’État, notamment dans la sécurisation des recettes publiques, le Directeur général, Célestin Mukeba, a effectué, vendredi 30 janvier, une descente sur le terrain dans plusieurs sites de collecte des impôts de la ville de Kinshasa. Cette visite visait à évaluer les dispositifs de collecte en place, à renforcer l’efficacité des opérations et à améliorer la qualité des services offerts aux usagers.
" L’objectif de cette mission était d’aller sur le terrain afin de nous rendre compte concrètement de la situation, d’évaluer ce qui est fait et de voir comment nous pouvons accompagner efficacement ces opérations. Vous savez que la CADECO accompagne la DGI dans la mobilisation des recettes publiques, nous avons voulu évaluer ce que nous pouvons faire en vue de resserrer ces liens de coopération, collaboration avec la DGI. Nous sommes un acteur majeur dans la mobilisation des recettes de l'État, c'était question d'évaluer les services, voir dans quelle mesure on peut sécuriser au mieux, numériser et offrir un service de qualité ", a déclaré devant la presse à l'issue de la tournée le Directeur général, Célestin Mukeba.
L'État peut compter sur la CADECO dans la mobilisation des recettes publiques
Cette descente sur le terrain a également permis d’échanger avec les équipes opérationnelles afin d’identifier les axes d’optimisation et de consolider les bonnes pratiques en matière de gouvernance. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’améliorer la performance des mécanismes de collecte, de renforcer l’accueil et l’accompagnement des usagers, de sécuriser les flux financiers, de veiller au respect des procédures et de recueillir les préoccupations du personnel de terrain, dans une approche axée sur la proximité et la performance.
" Je constate que les collaborateurs sont très engagés et donnent vraiment le meilleur d’eux-mêmes. Cependant, nous allons dépêcher une équipe de nos services généraux afin d’identifier les améliorations possibles concernant les cadres de travail, renforcer l’informatisation et, si nécessaire, accroître les effectifs afin de mieux servir les usagers. Nous allons également poursuivre les échanges avec les autorités de la DGI. D’ailleurs, nous avons récemment tenu une réunion fructueuse avec le Directeur général, ce qui a motivé ma descente sur le terrain afin de me rendre compte personnellement de la situation. L’objectif est de voir comment, en tant que CADECO, nous pouvons répondre efficacement aux besoins liés à la mobilisation des recettes de l’État. Je peux réaffirmer ici que l’État peut compter sur la CADECO, qui se positionne comme un acteur majeur dans la mobilisation des recettes ", a rassuré le Directeur général, Célestin Mukeba.
La renaissance de la CADECO prend de plus en plus forme
À travers cette présence sur le terrain, la Direction générale réaffirme l’importance de la proximité managériale et de l’écoute des agents, considérées comme des leviers essentiels d’une administration financière plus performante. Les échanges ont permis de mettre en lumière les avancées réalisées, notamment en matière d’organisation des services, de digitalisation progressive des opérations et de renforcement des contrôles internes.

Selon le Directeur général de la CADECO, cet engagement en faveur de la qualité du service public s’inscrit dans une volonté d’offrir des services bancaires publics plus accessibles, plus rapides et plus transparents, contribuant ainsi à une meilleure mobilisation des ressources de l’État au service du développement national
" La renaissance de la CADECO? Elle est déjà effective. Comme vous avez pu le constater, la CADECO redémarre réellement. De nombreuses actions sont déjà en cours d’exécution. Les agents ont été formés et, récemment, nous avons tenu une grande réunion avec l’ensemble du personnel de la CADECO à travers le pays, tous connectés grâce aux nouvelles technologies. La CADECO renaît donc bel et bien. Ce n’est plus une institution qui se conjugue au passé, mais une CADECO tournée vers le présent et l’avenir. Dans les jours à venir, vous entendrez de très bonnes nouvelles concernant la CADECO ", a rassuré Célestin Mukeba
Ce qu’il faut savoir de la CADECO
Le 10 juin 1950, la CADECO voit le jour par décret royal et devient un établissement public. À l’époque, la C.E.C.B.R.U. (Caisse d’épargne du Congo belge et du Ruanda-Urundi) avait contribué à certains progrès économiques du pays grâce à l’épargne collectée auprès des populations autochtones, notamment les agriculteurs et les paysans.
Le 30 juin 1960, à la suite de l’accession du Congo à l’indépendance, le pays se retire de la C.E.C.B.R.U. et se dote d’une caisse d’épargne nationale dénommée Caisse d’épargne du Congo, en sigle CADECO. En 1971, à la suite du changement d’appellation du pays, la CADECO devient la Caisse d’épargne du Zaïre (CADEZA). Cette institution est placée sous la tutelle du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille et bénéficie de la garantie de l’État sur les dépôts des clients.
Le 17 mai 1997, à l’issue de la guerre de l’AFDL et du retour du pays à l’appellation de République démocratique du Congo, la CADEZA redevient la Caisse Générale d’Épargne du Congo, CADECO en sigle. Il convient de noter que depuis 1975, la CADECO est membre effectif de l’Institut international des caisses d’épargne.
La CADECO a reçu, entre autres, du pouvoir public, les missions suivantes :
– Collecter l’épargne des personnes physiques et morales et encourager l’épargne libre au sein de la population ;
– Assurer la promotion de l’épargne sur toute l’étendue du territoire national à travers l’éducation, la formation et la sensibilisation de toutes les couches sociales, en vue d’une mobilisation accrue des ressources financières nationales ;
– Drainer les fonds collectés vers le financement du développement social, notamment par l’éducation, et du développement économique à travers l’octroi de prêts et de crédits aux différents secteurs de la vie économique, en particulier le financement de l’habitat, le crédit aux petites et moyennes entreprises, ainsi que les prêts personnels aux particuliers.
Clément MUAMBA / Actualite.cd