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Un glissement de terrain a frappé le mardi 3 mars 2026 le site minier de Gasasa, situé à environ cinq kilomètres de Rubaya-Centre, dans le territoire de Masisi (province du Nord-Kivu, est de la RDC). Ce site fait partie du vaste périmètre minier de Rubaya, connu pour ses importantes réserves de coltan (un minerai stratégique utilisé dans l'électronique mondiale, représentant une part significative de la production globale).Selon les premières informations rapportées par Radio Okapi et relayées par plusieurs médias et sources locales, plus de 200 victimes sont redoutées, avec de nombreux mineurs artisanaux ensevelis. Le glissement s'est produit vers 15h30, dans une zone marécageuse et instable, fragilisée par des années d'excavations intensives et anarchiques. Les témoins indiquent qu'il ne pleuvait pas au moment précis de l'événement, mais les conditions du terrain rendaient le risque évident.Ce drame survient dans un contexte déjà tragique : fin janvier 2026 (les 28-29 janvier), un ou plusieurs glissements de terrain massifs sur le même périmètre minier (notamment au site Luwowo à Gasasa) avaient causé plus de 200 morts (certains bilans évoquent jusqu'à 400 ou plus), touchant des creuseurs, des enfants et des commerçants.Le site de Rubaya est sous contrôle du groupe rebelle M23 (allié à des intérêts rwandais) depuis avril 2024, ce qui complique l'accès humanitaire, les secours et les enquêtes indépendantes. Le gouvernement congolais avait classé ce périmètre en statut "rouge" (interdiction d'exploitation) depuis 2025 en raison des dangers extrêmes, mais l'activité minière artisanale illégale et intensive s'y poursuit.Les bilans restent provisoires et variables selon les sources :
  • Le ministère des Mines (côté gouvernement central) évoque plus de 200 morts, dont environ 70 enfants.
  • Des autorités locales affiliées au M23 minimisent parfois le chiffre (quelques morts seulement dans certains communiqués).
  • Les opérations de recherche des corps et de secours se poursuivent, mais l'accès reste difficile en raison du relief, de l'instabilité sécuritaire et des conditions météo.
Ce nouvel accident relance les alertes sur les conditions inhumaines et dangereuses de l'exploitation minière artisanale dans l'est de la RDC, où des milliers de creuseurs risquent leur vie quotidiennement sans protections ni normes de sécurité, souvent pour alimenter les chaînes d'approvisionnement mondiales en minerais critiques. Les familles des victimes et les survivants font face à un deuil immense dans une zone déjà marquée par les conflits et les catastrophes répétées.
 
Pascal Kiwewa

 

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