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La République démocratique du Congo vient de créer une société d'État pour contrôler la production artisanale de cobalt. Le métal est très demandé pour fabriquer les batteries, mais son prix a plongé de 60% en moins de deux ans. 

C'est un véritable monopole d'État que les autorités congolaises mettent en place pour commercialiser le cobalt artisanal de RDC. La nouvelle Entreprise Générale du Cobalt (EGC) sera en effet chargée d'acheter et de revendre toute la production des mineurs artisanaux, les creuseurs. Cette société est constituée en filiale de l'entreprise publique Gecamines, dont le patron, Albert Yuma, avait déjà déploré les pertes de recettes publiques causées par le secteur minier informel.

Boom du cobalt artisanal et chute des cours

De fait, la chaîne d'approvisionnement en cobalt artisanal est encore dominée par des négociants illégaux, qui par définition ne reversent pas de taxes à l'État. Surtout l'extraction informelle a connu un boom dans les provinces de Lualaba et du Haut-Katanga. Elle représente près de 20 % de la production de cobalt de RDC, aux côtés de la production des mines industrielles. Cet afflux d'offre a participé à la chute des prix. De 95 000 dollars la tonne en mars 2018, à 34 000 dollars aujourd'hui.

Vers un stockage du cobalt ?

En créant une société chargée d'acheter la production artisanale, les autorités congolaises espèrent contrôler l'offre et faire remonter les cours. Ce monopole d'État est la suite logique de l'encadrement de la production artisanale qui avait commencé il y a deux ans, estime l'expert des métaux Didier Julienne. Il avait déjà pu observer une opération coup de poing contre des comptoirs illégaux. Tous les petits comptoirs étaient appelés à céder la place à deux immenses centres officiels de négoce, à Kisanfu et à Kolwezi, avec des balances agréées et un laboratoire d'analyse pour certifier la teneur des minerais.

Monopole public, financement privé

Désormais, les autorités espèrent aussi pouvoir stocker la production en cas d'excédents, pour soutenir les cours. La RDC pourra-t-elle acheter toute leur production aux creuseurs ? Interrogé au salon de Mining Indaba, au Cap, le ministre congolais des Mines a estimé que si l'État n'avait pas les fonds nécessaires, il pourrait s'associer à un « partenaire privé ».

Quel prix pour les creuseurs ?

De leur côté, les creuseurs, qui se plaignaient déjà de supporter le coût de la traçabilité de leur cobalt, craignent que le nouveau monopole ne fasse chuter les prix d'achat qui leur seront proposés, puisqu'ils ne pourront plus faire jouer la concurrence entre les acheteurs.

Avec RFI

 

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