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Selon des déclarations officielles relayées par plusieurs médias congolais, la mauvaise gestion des déchets représente un coût économique considérable pour la République Démocratique du Congo. La ministre déléguée auprès de la ministre de l’Environnement, en charge de la Nouvelle Économie du Climat (Arlette Bahati, d'après certains rapports), a indiqué lors d’un Conseil des ministres que cette situation coûte approximativement 25 millions USD par mois au pays.Ce chiffre englobe les pertes économiques directes et indirectes liées à l’insalubrité, à la pollution environnementale, aux impacts sanitaires (propagation de maladies hydriques et autres affections liées aux déchets), ainsi qu’aux émissions de gaz à effet de serre – la mauvaise gestion des déchets représentant environ 11 % des émissions nationales.Face à ce constat alarmant, le gouvernement a approuvé la création d’un Programme national de gestion et de valorisation économique des déchets. Ce programme, placé sous l’autorité de la Première ministre, vise à transformer ce défi en opportunité économique et sociale :
  • Génération prévue de 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects grâce à la structuration de la filière (collecte, recyclage, valorisation).
  • Mise en œuvre progressive en 3 phases, avec Kinshasa comme ville pilote en raison de l’ampleur du problème dans la capitale (montagnes de déchets, inondations aggravées par les bouchons de caniveaux, etc.).
  • Création d’une task force multisectorielle pour coordonner les ministères et acteurs concernés.
La situation est particulièrement critique dans les grandes villes comme Kinshasa, où l’absence d’une collecte efficace et d’infrastructures adéquates accentue les inondations récurrentes, la dégradation de l’environnement et les risques sanitaires pour la population. Le gouvernement espère ainsi inverser la tendance en valorisant les déchets (recyclage, compostage, énergie, etc.) plutôt que de les subir comme un fardeau.
 
Alain Lusanga

 

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