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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé, lors de la 80e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 28 février 2026 à Kinshasa sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, de créer une commission interministérielle mixte chargée de renforcer les mécanismes de contrôle et de sécurité des activités d’exploitation minière, avec un accent particulier sur la protection de l’environnement et des populations riveraines. La commission regroupe des experts des ministères de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat (principalement) et des Mines, avec un renfort d’experts de la Primature. Sa mission principale est de proposer, dans les meilleurs délais, un dispositif de contrôle plus efficace, capable de renforcer la synergie entre les différentes équipes d’inspection, d’assurer la cohérence des actions et de prévenir les pollutions chroniques (air, eaux, sols) observées autour des sites d’extraction minière industrielle et artisanale.Le gouvernement justifie cette initiative par :
  • La récurrence des manquements constatés lors des contrôles récents dans les zones minières (pollution industrielle, rejets non traités, dégradation des écosystèmes).
  • L’impératif de sécuriser les activités d’exploitation sur toute l’étendue du territoire sans compromettre les droits environnementaux et sociaux des communautés riveraines.
  • L’engagement pris dans le cadre du programme FMI (Facilité pour la Résilience et la Durabilité, échéance février 2027), où la protection de l’environnement figure parmi les 12 engagements prioritaires.
La commission devra formuler des propositions concrètes pour une réforme structurelle : renforcement des normes environnementales, amélioration des inspections conjointes, sanctions plus dissuasives contre les pollueurs, et intégration accrue des études d’impact environnemental et social (EIES) dans les processus d’autorisation. Des cas récents, comme l’incident de pollution de novembre 2025 sur le site CDM/Joli-Site à Lubumbashi (qui avait conduit à une commission spéciale et à une suspension des activités), illustrent l’urgence de passer d’une approche réactive à une gouvernance préventive et permanente.Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de pression internationale et nationale sur la RDC, premier producteur mondial de cobalt et riche en minerais critiques (cuivre, lithium, etc.), pour concilier croissance minière et durabilité environnementale. Des organisations de la société civile et des communautés affectées saluent l’initiative mais appellent à une mise en œuvre rapide et transparente, craignant que les commissions successives ne masquent une absence de réforme profonde.
 
Alain Lusanga

 

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