Décollage du lanceur Zenit avec, à son bord, le satellite AngoSat 1. © Roscosmos

Après un lancement qui a, semble-t-il, été normal, la Russie vient d'annoncer avoir perdu le contact avec AngoSat 1, le premier satellite de télécommunications de l'Angola. Seulement quelques heures après la mise en orbite de celui-ci, les contrôleurs au sol ont cessé de recevoir les données de télémétrie de façon soudaine, après une période de fonctionnement classique.

Moins d'un mois après la perte d'un satellite, le secteur spatial russe est de nouveau confronté à un incident. Cette fois-ci, le lanceur ne semble pas en cause. Quelques heures après son lancement, AngoSat 1, le premier satellite de l'Angola, n'a plus communiqué avec les contrôleurs au sol. Des tentatives pour reprendre contact avec lui sont en cours et les radars au sol surveillent sa trajectoire.

Le satellite a été construit autour d'une plateforme de type Yamal, fournie par RKK Energia, avec une charge utile d'Airbus Defence and Space. Il avait été mis en orbite par un lanceur ukrainien Zenit 3SLBF, qui avait décollé depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) le 26 décembre. Ce lanceur doté de moteurs russes avait été fourni par le fabricant ukrainien Yuzhmash, dans le cadre d'un projet commun très rare entre la Russie et l'Ukraine depuis l'annexion par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014.

Où est passé AngoSat 1 ?

Mais restons optimistes. La perte de contact avec un satellite est un incident qui peut se produire. Les contrôleurs au sol ont encore un espoir de retrouver l'appareil. En 2006, la Nasa avait en effet réussi à reprendre le contrôle d'un satellite près de deux ans après avoir perdu son contact !

Cela dit, si la perte d'AngoSat 1 devait se confirmer, ce serait assez ennuyeux pour l'industrie spatiale russe. Il faut savoir que ce satellite a été financé en 2009 par un prêt russe d'environ 280 millions de dollars qui comprend le satellite, son lancement et l'infrastructure terrestre. Or, la Russie souhaite élargir ce type de partenariats à d'autres pays en développement pour relancer l'activité de son industrie spatiale. Pour l'Angola, c'est aussi un coup dur. Ce satellite devait renforcer et stimuler les télécommunications du pays, un des principaux producteurs de pétrole en Afrique.

  • AngoSat 1, le premier satellite de l'Angola, ne répond plus.
  • Les experts russes et angolais espèrent toujours pouvoir rétablir la liaison avec lui.

Avec futura-Sciences

 

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