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C’est une nouvelle affaire de fraude minière en République démocratique du Congo, dans le territoire de Mwenga. Une grande quantité de cassitérite, un minerai utilisé en électronique, a été saisie par les services antifraude, et sa provenance pose problème. Une affaire révélatrice des failles des autorités malgré les efforts fournis pour rendre l’exploitation des ressources plus transparente.

Le 16 janvier dernier, deux tonnes de cassitérite étiquetées ont été saisies par les agents de la commission de lutte contre la fraude minière. De la cassitérite avec des documents de sortie, signés par les délégués du service des mines et des Saeescam, les services d’assistance et d’encadrement du Small Scale Mining, c'est-à-dire de l'exploitation artisanale. Ses agents ont également signé sur un document officiel de l’Itri qui représente les producteurs.

En théorie, tout aurait pu être en règle, le problème, c’est la provenance de ces minerais : Misela et Kakulu, deux sites sur la concession de Banro, où les opérations d’étiquetage auraient dû être suspendues, un ordre du ministre. Or, elles se poursuivent au grand dam de la compagnie et du service antifraude.

Les bénéficiaires de l’opération, ce sont d’abord les exploitants artisanaux dénoncés par l’unité de lutte contre la fraude minière, les agents eux-mêmes des différents services concernés qui encaissent une taxe, mais aussi les comptoirs qui ont acheté ces minerais, WMC et ETS-Rica. WMC qui est représenté au comité provincial de suivi des affaires minières. Un comité qui suit de près ce type d’affaires et dont tous les membres sont en copie des courriers échangés entre la société Banro et les services de l’Etat.

Le ministre provincial des Mines assure que des discussions sont en cours pour essayer d'établir les responsabilités. Mais il précise d'ores et déjà qu'il faut « protéger » Banro car sa position est capitale. Le ministre reconnaît qu'il y a eu quelques « dérapages » au départ mais que l'affaire sera réglée « de manière douce ».

Avec rfi

 

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