Le G7 envisage de plafonner le prix du pétrole russe. Une nouvelle sanction en perspective contre Moscou pour assécher le financement de la guerre en Ukraine. Et aussi la dernière piste sur la table pour résoudre le casse-tête de la crise énergétique mondiale.

 

En sanctionnant le pétrole et le gaz russes, les Occidentaux se retrouvent pris au piège. Ils veulent aujourd'hui accentuer la pression sur Vladimir Poutine. Et en même temps préserver leur approvisionnement, à un prix supportable pour les ménages et les entreprises, et donc pour leur économie.

Avec 20% de la production mondiale de pétrole aujourd'hui soumise à des sanctions, outre celle de la Russie, celle de grands producteurs comme l'Iran et le Venezuela, les pays consommateurs savent qu'une sanction plus sévère sur les hydrocarbures russes risque d'envoyer le pétrole à des sommets inédits. On parle de 180 dollars le baril, un niveau qui provoquerait une violente crise économique et sociale.

D'où l'idée de ce plafond. L'Italien Mario Draghi estime qu'il pourrait tarir l'une des causes majeures de l'inflation. Les discussions vont se poursuivre ce 27 juin avec la participation de l'Inde, devenue le deuxième client du pétrole russe au mois de mai.

 

Certains pays du G7 font pression pour que les nouveaux investissements dans les énergies fossiles soient reconnus comme nécessaires.

Sanctionner le pétrole russe et en même temps préserver la lutte contre le réchauffement climatique, c'est l'autre mission impossible du casse-tête énergétique. Plusieurs pays ont déjà opté pour l'économie plutôt que l'écologie avec un recours accru au charbon. Comme l'Allemagne, l'Autriche et les Pays-Bas.

Le gouvernement français envisage de réactiver la centrale électrique au charbon de Saint-Avold ; elle est pourtant fermée depuis le mois de mars dans le cadre de la transition énergétique. La question d'un assouplissement des objectifs climatiques de 2030 sera aussi au cœur des réunions des ministres européens de l'Environnement prévues le 28 juin.

Comment réagissent les milieux économiques ?

Aux États-Unis, il y a bien sûr un intense lobbying en faveur des énergies fossiles. Avec le soutien fidèle des républicains. Comme sur l'avortement, on peut craindre un retour en arrière sur les ambitions climat, sous la pression des plus conservateurs, hostiles aux réglementations environnementales.

Mais il y a aussi un autre discours pro-climat qui se fait entendre au niveau mondial. Dans une lettre ouverte adressée au G7, 400 dirigeants de grandes entreprises, aussi bien des banques que des majors, comme Shell, exhortent les gouvernants à intensifier l'action en faveur du climat. Ils exigent de la clarté et de la stabilité pour parvenir aux objectifs de neutralité carbone. Ils réclament qu'un prix du carbone soit fixé au plus vite.

Les patrons d'EDF, TotalEnergies et Engie en faveur de la sobriété

D'après eux, il faut réduire la consommation d'énergie dès maintenant. Agir dès cet été pour mieux aborder l'hiver. L'Allemagne et l'Espagne ont déjà mis en place des mesures de restriction de la consommation. Ce n'est pas encore le cas en France. Cette crise énergétique entre en collision avec celle du climat.

En fait, les deux se rejoignent et imposent un changement rapide de modèle passant par la fin des combustions fossiles. Mais les gouvernants ont surtout les yeux rivés sur les indicateurs économiques, sur cette inflation qui provoque pauvreté et colère dans le monde entier.

D'après l'agence Bloomberg, la Russie a fait défaut sur sa dette extérieure pour la première fois en plus d'un siècle.

Car elle a manqué l'échéance de ce dimanche. Le paiement d'intérêts de 100 millions de dollars était dû le 27 mai. La Russie affirme avoir versé ce montant, qui aurait dû être redistribué dans les 30 jours qui suivent aux créanciers. L'argent n'est pas arrivé, le défaut est donc avéré. Une farce, selon le ministre russe des Finances, puisque son pays a les devises disponibles, mais ne peut pas le verser par les canaux habituels en raison des sanctions.

 

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