Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, à travers le ministère des Hydrocarbures, va procéder au lancement des appels d'offres pour plusieurs blocs pétroliers du 28 au 29 juillet prochain à Kinshasa. Il s’agit de la première phase qui concerne 16  blocs pétroliers sur les 32 que dispose le pays (dont 13 onshore et 3 offshore). 

Pour ce faire, des données techniques des bassins sédimentaires de la cuvette centrale et graben du Tanganyika ont été remises samedi 14 mai dernier au Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge et ensuite au ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu.

Dans son intervention, le numéro un des hydrocarbures en RDC a tenu à rassurer toutes les organisations de défense de l'environnement. Allusion faite à Greenpeace Afrique, qui s'oppose à la matérialisation de ce projet.

« Je lance un appel à tous ceux qui aimeraient investir dans ce secteur de s'approcher de mon ministère qui est disposé à les accompagner en toute transparence. Je tiens aussi à souligner qu'aucun bloc se trouvant dans les aires protégées dans nos parcs n’est concerné par ces appels d'offres. Que ça soit au niveau de l'environnement, que ça soit au niveau des écologistes, ils peuvent vraiment être tranquilles parce que les blocs que nous mettons dans ces appels d'offres ne sont pas dans les aires protégées. Il n'y a rien qui va bouger l'environnement », a rassuré Didier Budimbu devant l'assistance composée de ses collègues du gouvernement, des parlementaires et autres personnalités.

Pour Didier Budimbu,  il est temps pour la RDC d'exploiter et jouir de son potentiel en hydrocarbures.

« À ce jour, le Congo n'a exploité que 4,5% de son potentiel en hydrocarbures. Donc il reste encore 95,5% à exploiter et avec ces appels d'offres, demain le Congo pourra être le Nigeria par rapport au pétrole et par rapport à ce que nous avons comme potentiel en gaz, parce qu’au niveau du lac Kivu, nous avons un gaz qui se régénère. Donc on peut dire inépuisable que nous pouvons transformer en électricité, tout Congolais aimant ce pays, nous devons vraiment accompagner ce projet pour que demain ce pays puisse être valorisé à travers tout ce qu'il a comme potentiel Hydrocarbure », a ajouté le ministre des hydrocarbures.

Greenpeace Afrique s'était insurgé contre la vente de seize blocs pétroliers par le gouvernement tel qu'adopté en conseil des ministres. L'organisation internationale appelle le gouvernement à supprimer « l’erreur historique » de vendre aux enchères seize nouveaux blocs pétroliers, pouvant ainsi bafouer l’engagement de la RDC à devenir un « pays solution » au changement climatique, position défendue par la délégation officielle congolaise à la COP 26, à Glasgow. Greenpeace Afrique pense que le projet du gouvernement aura des conséquences catastrophiques sur les communautés, la biodiversité et le climat mondial.

« La vente aux enchères de nouveaux blocs pétroliers peu importe l’endroit est mauvaise et porte atteinte au droit des communautés à un environnement sain. Le projet des grandes compagnies pétrolières de saccager les écosystèmes les plus sensibles du Congo est une erreur historique qui doit être corrigée  immédiatement », avait déclaré dans un communiqué de presse, Irène Wabiwa Betoko, chef de projet international pour la forêt du bassin du Congo pour Greenpeace Afrique.

La science est claire : les gouvernements doivent réduire de moitié les émissions de CO2 d’ici la fin de la décennie et arrêter maintenant le développement de tout nouveau projet de combustible fossile. Cet impératif, ainsi que l’engagement de la RDC à devenir un “pays solution” au changement climatique, est bafoué en invitant les grandes sociétés pétrolières dans la forêt du bassin du Congo. La Cuvette Centrale est un complexe riche en tourbières, en biodiversité et, selon les estimations de 2017, contient environ 30 gigatonnes de carbone, soit l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales de CO2.

« Les pays donateurs, qui ont promis 500 millions de dollars pour protéger la forêt tropicale du Congo lors de la COP26 à Glasgow, se rendent compte de l’ampleur du chaos qui prévaut dans la gestion de ces forêts. Ils doivent maintenant aborder les plans louches et chaotiques  pour remplacer les forêts tropicales et les tourbières par du pétrole », a ajouté Irène Wabiwa.

Selon le compte rendu du conseil des ministres du 8 avril, l'attribution de nouveaux "droits d'hydrocarbures" vise d'une part à "améliorer les recettes de l'Etat", d'autre part à "augmenter la production nationale qui doit quitter la zone modeste de 25.000 barils/jour".

Clément MUAMBA / actualite.cd

 

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