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Les finances publiques de la République Démocratique du Congo (RDC) ont enregistré une mobilisation significative de 1.649 milliards de CDF (francs congolais) par les régies financières au cours du mois de février 2026.Cette performance, qualifiée de robuste par certains observateurs, illustre les efforts soutenus de mobilisation des recettes internes via la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD) et les autres entités contributrices. Elle s’inscrit dans un contexte où le gouvernement cherche à consolider la trésorerie pour financer les priorités du budget 2026. 
 
Cependant, cette avancée est largement contrebalancée par un déficit budgétaire persistant : les dépenses de l’État ont dépassé les recettes sur la même période, atteignant environ 1.998 milliards de CDF, selon les chiffres relayés par Opinion-info.cd et Le Potentiel. Ce déséquilibre, estimé à plusieurs centaines de milliards de CDF, maintient les finances publiques sous forte pression et accentue le recours à l’emprunt intérieur, notamment via les bons du Trésor et les obligations libellées en CDF et en devises. L’encours total des titres publics a ainsi grimpé à 5.560 milliards de CDF au 5 mars 2026.Ce gap s’explique par plusieurs facteurs : les réalisations mensuelles des recettes restent souvent inférieures aux prévisions du plan de trésorerie (qui tablaient par exemple sur environ 1.895 milliards de CDF pour janvier 2026), en partie à cause de l’appréciation du franc congolais (taux de change autour de 2 200-2 285 CDF/USD contre un taux budgétisé plus élevé à environ 2 800 CDF/USD), qui réduit les recettes en devises une fois converties.
 
Par ailleurs, les dépenses restent élevées pour couvrir les salaires, le service de la dette intérieure et extérieure, les investissements prioritaires (infrastructures, sécurité, social) et les charges courantes, dans le cadre d’un budget 2026 global estimé à plus de 54 000 milliards de CDF, largement financé par les recettes internes et les appuis extérieurs.Malgré les réformes en cours – harmonisation fiscale, suppression progressive des exonérations abusives, renforcement des contrôles par l’Inspection générale des finances (IGF) –, le déficit chronique persiste en raison de la forte dépendance aux minerais, des fluctuations des cours mondiaux, de l’impact de l’insécurité à l’Est sur les circuits économiques et des gaps de financement récurrents. Cette situation met en lumière la nécessité de poursuivre la diversification des sources de recettes, une meilleure maîtrise des dépenses et une mobilisation accrue de financements extérieurs (FMI, partenaires bilatéraux et multilatéraux) pour réduire le recours excessif à la dette et consolider la stabilité macroéconomique.Le gouvernement reste vigilant, avec des projections globales pour 2026 tablant sur une progression des recettes, mais les premiers mois de l’année confirment que l’équilibre budgétaire demeure un défi majeur. La situation évolue mensuellement et nécessite un suivi attentif à travers les rapports de la Banque Centrale du Congo (BCC) et du Ministère des Finances.
 
Alain Lusanga

 

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