Toutefois, l'équipe Ilunkamba dit suivre la situation de près pour contenir les paramètres macroéconomiques dans des proportions acceptables.

Le franc congolais joue au yo-yo. Le taux de change fluctue sur le marché de devises à Kinshasa, au point d'accentuer la psychose dans les ménages. Dans ce contexte précis de la morosité économique consécutive à la pandémie de Covid-19, les commerçants de monnaie dans les rues de la capitale de la RD Congo, ont trouvé l'occasion d'imposer leur règle du jeu. Depuis quelques jours, 1 dollar américain se change à 1800 fc à l'achat. Par contre, le taux à la vente oscille entre 1840 et 1850 fc pour un dollar. Ça craint.

Selon le Gouvernement, ces fluctuations ambiantes sont la conséquence (inévitable?) de la morosité de l'économie mondiale due au coronavirus. Aussi, au cours de la traditionnelle réunion de conjoncture économique d'hier mardi 29 avril à la Primature, le Gouvernement a-t-il instruit le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), de mettre en branle les mécanismes nécessaires pour stabiliser le taux de change de la devise nationale.

Sans en rajouter à la psychose, l'équipe Ilunkamba rassure, cependant, qu'elle suit de près la situation actuelle pour contenir les paramètres macroéconomiques dans des proportions acceptables.

VIVEMENT UNE ORGANISATION RIGOUREUSE DU MARCHE DE CHANGE

Sauf ce qui pourrait s'apparenter à une pétition de principe, la RD Congo est l'un de rares pays au monde, où le marché de change est à plus de 50% tenu par des particuliers. Moralité, la monnaie est vendue dans la rue.

Tous les tenants de petites cabines téléphoniques en plein air, se sont improvisés cambistes. Conséquence : chacun impose son taux, selon que la transaction s'effectue la nuit ou pendant la journée. Un libéralisme assorti d'une anarchie parfumée de bradage (cautionné ?) de la monnaie locale.

Problème. Au moment où le salaire des agents des services publics et autres fonctionnaires de l'Etat sont indexés au taux budgétaire, généralement trop bas, les différentes transactions sont faites sur base du taux parallèle.

Les prix des biens sur le marché, le loyer, les frais scolaires sont fixés en fonction des chiffres affichés sur les différents tableaux placés dans la rue. Ce qui fait que le maigre salaire du fonctionnaire est tout de suite absorbé par le taux de change parallèle. Une triste réalité qui n'échappe à aucun dirigeant du pays.

Compte tenu de cette situation qui date de plusieurs décennies, des voix s'élèvent de plus en plus pour demander au Gouvernement, de mettre de l'ordre dans ce secteur sensible de la vie des populations.

Parmi les pistes de solution envisageables, d'aucuns suggèrent l'organisation rigoureuse du marché de change dans les grandes villes du pays. Principalement à Kinshasa qui sert de référence pour le reste des agglomérations de la RD Congo.

Une autre solution aurait été que le Gouvernement puisse adapter sa politique salariale au taux réel des transactions. Mais, cette piste paraît hasardeuse dans la mesure où la paie est fonction du budget annuel. L'obstacle est donc bien réel. A moins de recourir à la planche à billets. Ce qui accentuerait l'inflation sur le marché, avec des conséquences que personne ne saurait maîtriser.

Dans ces conditions, le remède serait plus nocif que la maladie. Moralité, nul expert ne pourrait conseiller cette voie aux autorités du pays. Surtout dans cet environnement particulier où le Gouvernement sollicite un collectif budgétaire. 

Grevisse KABREL / Forum des As

 

Traduction

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