Energie
RDC : Mise en service d'un poste électrique de 220 KV à Kinsuka pour améliorer l'alimentation en électricité de Kinshasa
- Détails
- Catégorie : Energie
- Affichages : 2961

Le président Félix Tshisekedi a officiellement inauguré ce lundi à Kinshasa le poste électrique de 220 KV à Kinsuka, accompagné des réseaux de distribution connexes, dont les travaux avaient été lancés le 27 juillet 2021. Cette installation, réalisée par la Société nationale d'électricité (SNEL), vise à améliorer l'approvisionnement électrique dans la capitale et à réduire les coupures de courant.
Le poste de Kinsuka agit comme un point de réception du courant électrique provenant des centrales hydroélectriques de Zongo 2 en République Démocratique du Congo et de Nganou au Congo-Brazzaville. Cette infrastructure est équipée de trois transformateurs majeurs.
Fabrice Lusinde, Directeur général de la SNEL, a souligné que "la station de Kinsuka renforce le réseau local avec une capacité supplémentaire de 50 mégawatts". La réalisation de cet ouvrage a été assurée en collaboration avec l'entreprise chinoise Shanghai Electric.
"Les citoyens congolais auront l'opportunité de célébrer les fêtes de fin d’année dans la lumière. Les délestages et interruptions d'électricité seront considérablement réduits. L'approvisionnement en électricité est en cours d'amélioration. D'ici le 8 novembre, la stabilité énergétique sera effective", a affirmé Fabrice Lusinde, directeur général de la SNEL le 30 octobre dernier.
Pour faire complet, il serait nécessaire d'investir environ 8 milliards de dollars pour moderniser le réseau électrique de Kinshasa, compte tenu de la croissance rapide de la ville. Bosco Kayombo Kayan, ancien Directeur Général de la Société Nationale d'Electricité, avait souligné en 2019 l'expansion constante de la ville, avec des constructions et des immeubles en hausse, nécessitant un renforcement des infrastructures.
Néanmoins, un défi majeur subsiste : le transport de seulement 550 mégawatts, alors que la demande énergétique atteint plus de 1000 mégawatts. Actuellement, le taux de couverture électrique de la ville s'élève à 44,1%.
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)
La RDC réceptionne la 1ère station industrielle de dégazage du golfe de Kabuno
- Détails
- Catégorie : Energie
- Affichages : 2919

Le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu, a réceptionné officiellement, mercredi 27 septembre à Goma (Nord-Kivu), les clés de la première station industrielle du projet de dégazage du golfe de Kabuno.
Après la phase pilote lancée en 2017, l’implantation de cette nouvelle station introduit ce projet dans sa phase industrielle, a affirmé Didier Budimbu.
Pour lui, il faudra au moins trois stations pour réussir à assainir cette partie du lac Kivu, du gaz carbonique dissout dans l’eau, et qui constitue une menace pour la population riveraine.
Cependant, a expliqué le ministre, « il ne faut pas confondre le dégazage, consistant à extraire tout ce qui est dioxyde de carbone ou gaz carbonique qui n’est pas bon pour la santé, à l’exploitation du gaz méthane pour le transformer en électricité. Quand on sort le CO2, il y a des implantations par rapport à tout ce qui a été fait pour l’environnement, pour essayer d’absorber ce gaz qui est nocif pour la santé des êtres humains ».
Il s’agit là de la première phase du projet.
« Il reste deux phases pour que nous puissions avoir le complet, parce que d’après les études, il faut que nous ayons trois stations industrielles. Celle-ci, c’est la première station, il va en rester deux, qui seront livrées au fur et à mesure. Et quand on aura tous les trois, on a une année ou deux ans pour être sûrs que le dégazage va se faire complètement », a-t-il poursuivi.
Ce projet est exécuté par la société française Limnological Engeneering. Le coût total de la phase industrielle de ce projet est évalué à environ 5 millions d’euros.
Radio Okapi
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)
RDC : le gouvernement va payer le manque à gagner aux sociétés pétrolières
- Détails
- Catégorie : Energie
- Affichages : 2884

Le gouvernement de la République démocratique du Congo va payer le manquer à gagner dû aux sociétés pétrolières afin de protéger le pouvoir d’achat des Congolais à travers la politique de subvention des prix du carburant à la pompe. C’est ce qu’a annoncé le samedi 5 août, le ministre de l’Economie nationale, Vital Kamerhe.
Selon lui, le gouvernement va payer la totalité de ce qu’il doit aux sociétés pétrolières.
« Nous allons liquider la totalité de ce que nous devons aux sociétés pétrolières. Un premier paiement va se faire dans les trois prochains jours et sera complété par un deuxième paiement qui se fera par les banques dans dix ou quinze jours. Le remboursement se fera par l’argent généré à la suite des structures de prix du stock. Il n’y a donc plus à craindre pour la rupture du stock dans nos stations », a indiqué Vital Kamerhe.
Charles Nikobanza, directeur général d’Engen RDC et président du Groupe professionnel des distributeurs des produits pétroliers (GPDPP), a, au nom des sociétés pétrolières, salué la démarche du gouvernement :
« Les sociétés pétrolières étaient au bord de la faillite et voilà aujourd’hui, le gouvernement s’engage à nous payer ce qu’il nous doit. Ceci va nous permettre de souffler de nouveau et d’honorer tous nos engagements auprès de nos fournisseurs et nos partenaires ».
Pour faire face à la flambée des prix du pétrole à l’échelle international et la variation des paramètres qui entrent en compte dans la fixation des prix des produits pétroliers, le gouvernement congolais avait décidé de prendre en charge une partie du coût du litre de carburant à la pompe pour préserver le pouvoir d’achat des consommateurs . A Kinshasa, l’État rajoute 1200 francs congolais sur les 2995 que paye le Congolais pour chaque litre de carburant à la pompe. Cette mesure permet de maintenir les prix d’autres produits et services susceptible de subir les répercussions du coût du carburant.
Le paiement ainsi décidé est un remboursement d’une dette accumulée par le gouvernement.
Radio Okapi
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)
Exploitation du Gaz du lac Kivu : "le caractère muet du Code des hydrocarbures sur le régime fiscal gazier serait à la base du blocage entre les 3 sociétés et le gouvernement" (expert)
- Détails
- Catégorie : Energie
- Affichages : 3026

la stagnation des négociations pour l'exploitation de 3 blocs gaziers du lac Kivu, Lewis Yola, expert en aval pétrolier et en négociation des contrats pétroliers, membre de la coalition Congo N'est Pas à Vendre (CNPAV) estime que le silence implicite du code des hydrocarbures sur le régime fiscal type propre au gaz pourrait constituer un blocage entre les 3 sociétés et les négociateurs étatiques.
En effet, c'est depuis le 13 janvier 2023 que le ministère des Hydrocarbures avait rendu public la liste des trois sociétés sélectionnées pour l'exploitation de 3 blocs gaziers du lac Kivu. Il s'agit de : Symbion Power & Red (bloc Makelele), Alfajiri Energy Corporation (bloc Lwandjofu) et Winds exploration and production LLC.
En date du 13 février 2023, le ministre Didier Budimbu signa des arrêtés de mise place de la commission de négociation pour les différents blocs gaziers.
Pour la société Winds Exploration, une durée de 37 jours était requise pour clore avec les négociations soit au plus tard le 20 mars 2023.
" (...) en d'autres termes déjà le 20 mars 2023, les négociations devraient prendre fin et dans les 15 jours suivants la fin de négociation le peuple congolais dans sa globalité allait être informé sur comment les revenus gaziers allaient être répartis entre les différentes parties prenantes donc pour dire que le 17 mars 2023 au plus tard devrait être la fin du périple l'État Congolais et la Société Winds Exploration malheureusement jusqu'à présent rien ne semble évoluer", explique Lewis Yola.
Il a, ensuite, fait savoir que les négociations avec les 3 sociétés avaient été lancées par la vice-ministre des mines le 9 mai 2023 "en déphasage temporel avec l'arrêté instituant le début de négociation, à la surprise générale", dit-il.
L'expert Lewis Yola remarque qu'à ce jour la situation de négociation reste tout un mystère pour l'ensemble de la population "malgré le fait que le timing de négociation et publication est réglementé dans les articles 60 à 80 du règlement des hydrocarbures", répond-t-il.
Il martèle que le problème serait situé au niveau de la fiscalité à adopter dans le contrat.
"Étant donné que la loi reste muette sur la fiscalité gazière, pour l'État la fiscalité pétrolière doit être aussi rabattue au Gaz, une pillule que les sociétés ne veulent pas avaler. Pour l'instant la question devrait être débattue au conseil des ministres pour un compromis", pense-t-il.
Autre hypothèse, selon cet expert de la coalition CNPAV, "l'incapacité financière et technique pour certaines sociétés sélectionnées pourrait également faire objet du blocage du processus de négociation."
"Selon les éléments à notre possession ALFAJIRI sélectionnée pour exploiter le Bloc Lwandjofu par exemple ferait à l'État Congolais l'aboutissement de sa campagne d'appel de mobilisation des fonds", alerte Lewis Yola.
Au regard de ces éléments de blocage qui freinerait l'exploitation de gisements gaziers de la RDC, Lewis Yola invite le président de la République Félix Tshisekedi à une "implication concomitante pour réévaluer le cas de l'ALFAJIRI" qu'il estime incapable d'assumer une clause contraignante pour débuter l'exploitation de l'opulent bloc Lwandjofu.
Quel régime fiscal adopté ?
Concernant la distanciation des points de vue par rapport au régime fiscal à adopter pour le contrat gazier, l'expert signale que la République Démocratique du Congo n'est pas à son premier contrat gazier, déjà en 2021 via le neuvième avenant Onshore, Perenco-Rep et l'État Congolais s'étaient mis en accord sur les termes fiscaux d'exploitation du gaz méthane dans le bassin côtier. "Cela peut constituer une source d'inspiration aux différents négociateurs tant sur le plan fiscal et d'usage", conclut-il.
Il estime les pertes qu'encourt la RDC à 1 milliard USD si l'opacité qui caractérise le processus d'attribution et négociations des blocs pétroliers et gaziers n'est pas levée.
Jordan MAYENIKINI /actualite.cd
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)
La RDC et l'Angola tendent vers la finalisation d'un accord avec la société américaine Chevron pour l'exploitation du bloc pétrogazier commun 14c
- Détails
- Catégorie : Energie
- Affichages : 3033

C'est depuis plusieurs années que la République Démocratique du Congo et l'Angola collaborent pour aboutir à la monétisation d'une zone maritime d'intérêt commun, jugée riche en hydrocarbures. Le ministre congolais des Hydrocarbures, Didier Budimbu Ntubuanga, a annoncé, le 13 avril 2023, qu'un accord de partage de production est en cours de négociation. Il engage la RDC, l'Angola et Chevron, la société pétrolière américaine.
La RDC et l'Angola partagent le bloc 14c, un périmètre pétrolier dit d'intérêt commun situé à cheval sur les eaux territoriales de deux pays. L'entente recherché dans cet accord devrait permettre l'exploitation et la monétisation des ressources pétrolières hébergées dans ce bloc.
On compte déjà 15 ans que les pourparlers menés par les deux pays sur ce dossier sont peu évolutifs du fait des ingérences de l'homme d'affaires Israélien Dan Gertler sur ce bloc dans lequel il détenait des participations. La récente signature de l'accord entre la RDC et le groupe Ventora, société de Gertler, l'obligeant à céder ses blocs pétroliers au pays, a permis d'accélérer les négociations avec l'Angola.
D’après le ministre, les pourparlers liés aux conditions d’exploitation de cette zone en sont « pratiquement à la fin ».
La République Démocratique du Congo a multiplié ses initiatives visant à accroître son plateau de production pétrolière qui est actuellement de 25 000 b/j. Si l'accord avec l'Angola est officialisé, la production d’or noir du site devrait commencer au plus tard deux ans après.
Jordan MAYENIKINI / actualite.cd
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)