
Les gouvernements de la République démocratique du Congo et de la République du Congo ont signé, le jeudi 7 mai 2026 à Kinshasa, un accord bilatéral portant sur le régime fiscal, douanier et les recettes non fiscales du futur ouvrage. Signé par les ministres des Finances Doudou Fwamba (RDC) et Christian Yoka (Congo-Brazzaville), cet accord vise principalement à supprimer les risques de double imposition, à harmoniser les tarifs douaniers applicables aux marchandises en transit et à fixer les règles claires pour les futures recettes de péage. Cet accord stratégique ouvre désormais la voie à la reprise du processus de sélection du concessionnaire privé chargé de la conception, du financement, de la construction et de l’exploitation du pont dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
Il permet également d’accélérer la phase de mobilisation financière. Le projet, développé par Africa50 en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) et la CEEAC, est évalué à plus de 800 millions de dollars américains. Long d’environ 1 600 mètres, le pont reliera directement les deux capitales les plus proches du monde, séparées seulement par le fleuve Congo, et comprendra une voie routière et une voie ferroviaire. Cette avancée intervient après plusieurs mois de négociations techniques et devrait permettre de relancer rapidement les appels d’offres auprès des groupements d’entreprises déjà présélectionnés. Les autorités des deux pays espèrent que ce pont deviendra un véritable outil d’intégration régionale, de facilitation des échanges commerciaux et de désenclavement économique entre les deux Congos.
La mise en place d’une Commission intergouvernementale est également prévue pour coordonner la suite du projet.
JCC Ngoy