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Dans un rapport du Boston Consulting Group (BCG), un aspect de l‘économie africaine pourrait donner de l’espoir à plus d’un. En effet, pour le groupe, l’Afrique possède ‘‘un atout économique que les économies dites matures n’ont plus : des consommateurs optimistes qui ont envie de dépenser’‘.

Selon BCG le nombre de consommateurs africains atteindra 1,1 milliard de personnes d’ici cinq ans, soit plus que l’Europe et l’Amérique réunies. D’où la nécessité pour les investisseurs à repenser leurs stratégies vis-à-vis du continent. Longtemps considéré comme un marché peu rentable, le continent pourrait faire sa mue d’ici quelques années.

Au cours des dernières années, une économie de diversification à encouragé l‘émergence d’une classe moyenne, stimulant ainsi la demande de produits de consommation, de service, et de produits de marque de luxe.

BCG a mené une étude auprès de 11.127 personnes, dans 11 pays africains, à savoir, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, l’Egypte et l’Ethiopie qui a connu un taux de croissance de 10,5 % en 2015, et le résultat est pertinent, une classe moyenne qui pourrait faire « bouger les choses » est en pleine croissance sur le continent. 

‘‘Le concept de classe moyenne est importé de nos sociétés occidentales et a mené à de nombreuses confusions au sujet de l’Afrique’‘, soutient Lisa Ivers directeur associé du BCG au bureau de Casablanca.

En fait, la réalité socio-économique africaine est fortement contrastée d’un pays à l’autre, et bien différente de celle des marchés plus matures. Mais pour le groupe cela ne pourrait pas remettre en cause sa ‘‘conviction sur le potentiel de la consommation africaine’‘.

Par ailleurs, presque tous les spécialistes s’accordent à dire que les investissements qui ont échoué n’ont pas suffisamment tenu compte des spécificités du continent, ou de chaque pays.

‘‘Même si les problématiques de distribution, le manque d’infrastructures sont souvent les mêmes, les habitudes de consommation sont très différentes d’un pays à l’autre’‘, explique Julien Garcier, basé à Nairobi.

Parmi les handicaps à la consommation africaine, l’on peut compter sa faible bancarisation, et la corruption dans les services publics.

Néanmoins, les nouvelles technologies, la montée en puissance de la classe moyenne, la croissance démographique, la prédominance des jeunes, l’urbanisation galopante sont autant d’atouts qui pourraient porter secours au consommateur africain, pour un développement certain du continent.

 

Avec AFP

 

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