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InnoVent, entreprise française spécialisée dans les énergies renouvelables (éolien et solaire), envisage de s’implanter en République Démocratique du Congo avant la fin de l’année 2026. Une délégation de l’entreprise a rencontré l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI) à Kinshasa du 25 au 28 avril 2026 lors d’une mission de prospection. InnoVent sollicite l’accompagnement de l’ANAPI pour accélérer son implantation, en profitant des avantages du Code des investissements congolais (incitations fiscales, garanties juridiques, etc.). L’objectif est de lancer les activités avant fin 2026, avec la mise en service d’une première centrale solaire et/ou éolienne à Kinshasa environ 12 mois après le début des travaux.
 
L’ANAPI a rappelé les conditions d’éligibilité pour les investisseurs : création d’une société de droit congolais, présentation d’un plan d’investissement structuré, respect des normes environnementales, formation de la main-d’œuvre locale et création de valeur ajoutée. L’agence s’engage à accompagner InnoVent de la phase juridique jusqu’à la mise en œuvre opérationnelle.
Cette initiative intervient dans un contexte de fort déficit énergétique en RDC, où moins d’un quart de la population a accès à l’électricité. Le gouvernement vise un taux d’accès de 62,5 % d’ici 2030 et cherche à attirer des investissements privés dans les énergies renouvelables pour diversifier sa production, largement dominée par l’hydroélectricité.
 
Fondée en 2001 par Grégoire Verhaeghe, InnoVent développe, construit et exploite des parcs éoliens et solaires. L’entreprise dispose d’une forte présence en Afrique (Namibie, Sénégal, Maroc, Kenya, etc.) et gère un important portefeuille de projets sur le continent. Elle mise sur l’ensoleillement exceptionnel de l’Afrique et les besoins massifs en électricité pour poursuivre son expansion. Les détails précis du projet en RDC (capacité installée, localisation exacte, montant d’investissement) n’ont pas encore été rendus publics. Les prochaines avancées seront à suivre via l’ANAPI et InnoVent.
 
Alain Lusanga