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Une réunion tripartite de haut niveau s'est tenue à Luanda (Angola) les 5 et 6 février 2026, réunissant la RDC, la Zambie et l'Angola, avec la participation active de la Banque mondiale (notamment sa directrice des opérations Anna Bjerde) et d'autres partenaires (Union européenne, etc.).

Il s'agissait de la première réunion de coordination (ou "inaugural Lobito Corridor Coordination Meeting") pour accélérer la mise en œuvre effective du corridor de Lobito, un projet stratégique majeur en Afrique.C'est un corridor multimodal (ferroviaire principal + routes, énergie, logistique) de plus de 1 300 km qui relie le port de Lobito (sur l'océan Atlantique en Angola) aux régions minières riches en cuivre, cobalt et autres minerais de la Copperbelt en RDC et en Zambie. Son Objectif est d'offrir une alternative plus courte et compétitive aux routes traditionnelles (via Durban ou Dar es Salaam) pour exporter ces minerais critiques vers les marchés mondiaux, tout en favorisant le commerce régional, la création d'emplois et le développement économique inclusif. Soutenu par un MoU signé en 2024 entre les trois pays, les USA, l'UE, la BAD, l'AFC et d'autres, avec des engagements financiers massifs (plus de 2 milliards € de l'UE/Global Gateway, 1 milliard $ US via AFC, etc.).La tripartite a été Ouverte par le président angolais João Lourenço, qui a insisté sur la nécessité d'articuler toutes les initiatives pour éviter la fragmentation, les doublons et les efforts parallèles. Elle a connu la Participation des ministres des Finances, Transports, Commerce/Industrie des trois pays (ex. : Situmbeko Musokotwane et Charles Milupi pour la Zambie) et de la Banque mondiale a souligné l'importance cruciale de la coordination transfrontalière pour le succès du projet, et a lancé un nouveau mécanisme de coordination régionale pour accélérer les projets structurants (réhabilitation ferroviaire complète, interconnexions énergétiques, facilitation du transit, etc.). les Discussions ont tourné autour de l' alignement des politiques, mobilisation d'investissements, plan maître (Master Plan), réduction des coûts logistiques, renforcement des capacités humaines et institutionnelles (notamment via l'Agence de facilitation du corridor de Lobito). Le resultat principal a été les signatures des accords sur des étapes concrètes pour baisser les coûts, booster le commerce, créer des emplois et transformer le corridor en "moteur de croissance" pour les populations (plus de 30 millions de personnes impactées directement).

C'est une étape décisive post-MoU 2024, dans un contexte où le corridor est vu comme un levier pour la transition énergétique mondiale (demande en cuivre/cobalt) et l'intégration régionale en Afrique australe/centrale.

Alain Lusanga