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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé de créer une task force destinée à renforcer et accélérer les exportations des produits « Made in DRC ». Cette décision a été prise lors d’une réunion technique tenue le 4 août 2026 à Kinshasa, entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et les experts de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX), conduits par son directeur général, Mike Tambwe.Cette structure réunira des experts des ministères de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Environnement, ainsi que des services techniques spécialisés, notamment l’Office congolais de contrôle (OCC), chargé de la certification. L’objectif est d’améliorer les procédures de certification, de renforcer la compétitivité et la traçabilité des produits destinés à l’exportation, et d’accroître les ventes sur les marchés internationaux déjà ouverts par le gouvernement.Parmi ces marchés figurent :
  • le marché chinois, avec une demande annuelle de 180 000 tonnes de piments secs et de 50 000 tonnes de cacao ;
  • le marché britannique, où 99,8 % des produits congolais bénéficient d’une exonération de droits de douane ;
  • le marché des Émirats arabes unis, accessible à près de 6 000 produits « Made in DRC ».
L’initiative s’inscrit également dans la préparation des filières agricoles (cacao, café, huile de palme, caoutchouc, soja, sésame, bois et dérivés) aux exigences du règlement de l’Union européenne contre la déforestation, qui entrera en vigueur en janvier 2027. L’ANAPEX a proposé plusieurs mesures pour faciliter la conformité de ces produits.Cette démarche vise à diversifier les exportations congolaises au-delà du secteur minier, en misant sur la production à valeur ajoutée et en tirant profit de l’intégration de la RDC dans la gouvernance mondiale de la filière cacaoyère, suite à la promulgation de la loi portant ratification de l’Accord international sur le cacao.
 
Nadine Kibau