
Lors de la 79e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 20 février 2026 au Palais de la Nation, le président de la République Félix Tshisekedi a donné des instructions fermes pour lancer un audit complet et global de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État.Cette décision intervient dans un contexte marqué par des retards répétés dans le versement des salaires au début de l’année 2026, des tensions persistantes sur la trésorerie publique et une masse salariale qui continue de gonfler de manière incontrôlée. Le chef de l’État a souligné l’urgence de maîtriser cette dépense, qui représente l’une des plus importantes lignes budgétaires, alimentée notamment par l’intégration massive de nouvelles unités sans vérification rigoureuse des effectifs réels ni mécanismes fiables de contrôle.Selon le compte-rendu du porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, l’audit vise plusieurs objectifs clés :
- Identifier les anomalies : doublons, agents fictifs (fantômes), numéros matricules incorrects ou multiples, erreurs de calcul, paiements indus ou décalages entre les listes budgétaires et les effectifs réels.
- Garantir la soutenabilité des finances publiques et la régularité des paiements salariaux futurs.
- Protéger les agents légitimement engagés contre les dysfonctionnements du système, sans fragiliser les droits acquis.
- Restaurer la crédibilité budgétaire et préserver les marges de manœuvre de l’État face à une spirale salariale qui risque d’étouffer d’autres priorités.
Alain Lusanga