De mauvaises langues n’ont cessé d’annoncer la " faillite " imminente de TRANSCO sans doute dans le but de déstabiliser cette société de transport en commun. C’est à croire que ces esprits mal intentionnés souhaitent voir le fleuron de l’action sociale éclairée du président Joseph Kabila sombrer, à l’instar des précédentes sociétés de transport urbain. Les détracteurs de TRANSCO vont jusqu’à insinuer que les Congolais " noirs " sont inférieurs aux " blancs "

Contre toute attente, le staff dirigeant, 100 % congolais, a sans doute fait beaucoup mieux que les " experts " occidentaux. Ceux-ci n’étaient pas confrontés aux mêmes réalités et difficultés. Notamment la dégradation de la voirie, le trafic congestionné, l’âge des bus avec le cortège des pannes courantes et exceptionnelles, les actes de vandalisme à l’occasion des manifestations politiques.
Des réalisations importantes sont à mettre l’actif de l’actuelle équipe : lancement effectif de 28 lignes urbaines et 1 ligne interurbaine (Kinshasa - Kikwit) contre 13 lignes seulement à l’époque des " blancs ", expérimentation de la billettique électronique sur 4 lignes, système de pointage biométrique, prise en charge médicale de qualité, etc.
Autre fait important, à TRANSCO, il n’y a pas de mois sans fin. Depuis la création de cet établissement public, et malgré les difficultés structurelles et économiques, les agents reçoivent régulièrement leurs salaires et n’enregistrent à ce jour aucun arriéré. Et donc affirmer que " rien n’est fait pour éviter les tensions sociales " procède de la pure et pernicieuse intoxication.
On explique qu’à TRANSCO, "le déficit ou le déséquilibre financier précaire est d’abord une question d’ordre structurel et pas forcément de gestion managériale".
Près de 25 bus TRANSCO ont été vandalisés dernièrement au lendemain de l’annonce de la mort du Président National de l’UDPS. Ces actes de vandalisme qui deviennent de plus en plus fréquents à chaque fois qu’il y a des mécontents perturbent le déroulement du travail au sein de cet Etablissement Public qui a reçu la mission de servir la population congolaise. Conséquences, de longues files d’attentes ont été remarquées dans la quasi-totalité des arrêts. Les Congolais devraient plutôt préserver ces biens qui les aident à se déplacer à moindre frais et surtout en toute sécurité.
La situation de TRANSCO n’est pas apocalyptique comme le prédisent certaines mauvaises langues. Trois ans après sa création, les bus de cet Etablissement Public continuent à transporter les Kinois à travers les différentes communes de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. En dépit des multiples avantages qu’offrent les bus TRANSCO (sécurité, assurance d’arriver à destination sans demi-terrain, accès dans le bus sans précipitation, etc.) les bus sont les premières victimes d’actes inciviques.Voilà que de mauvaises langues se délient pour vilipender sa gestion.
TRAÇABILITE DE PIECES DE RECHANGE
En effet, aucune pièce de rechange ne peut arriver au Magasin sans soubassements tels que le Bon de commande, le Bon de Livraison émanant du fournisseur. A la réception au Magasin, il est établi un Bon de réception adossé à un procès-verbal de réception contradictoire entre le fournisseur et/ou transitaire en douane et le service attitré de TRANSCO. Ces éléments du dossier documentent la réception des pièces comme étape procédurale d’entrée en magasin des pièces ainsi acquises comme patrimoine de TRANSCO - toutes sources de financement confondues. Les pièces sont ensuite entreposées dans le Magasin en attente d’une utilisation future. Dès lors, aucune pièce ne peut sortir sans un document appelé " Demande de pièce " émis par le service utilisateur et dont une souche est gardée au Magasin. Sur base de cette procédure, tout mouvement des pièces est retraçable de l’entrée dans le patrimoine de TRANSCO (Magasin) à la sortie pour consommation par un bus TRANSCO ou tout autre engin identifié " TRANSCO " (dépanneuse, compresseurs, groupes électrogènes, etc.). Qui plus est, le tracking de consommation des pièces permet une traçabilité allant jusqu’à plus de 10 ans. En effet, la consommation en pièces de rechange de chaque bus depuis son acquisition, différents entretiens cycliques (préventifs) et réparations (correctifs) est documentée dans une fiche générée par le système de gestion informatisé. Ce dispositif permet à tout moment d’établir un état de rapprochement entre toutes les pièces entrées dans le Magasin et celles réellement consommées par les bus et autres engins. Il est ainsi loisible de retracer toute utilisation des pièces de rechange et le système n’ouvre aucune brèche au vol des pièces au niveau du Magasin.
Il est également impérieux de noter que, depuis la création de TRANSCO en 2013, le Ministère des Transports et Voies de Communication a passé en faveur de TRANSCO une grande commande de pièces de rechange auprès du constructeur MCV composées de 32 containers dont 16 effectivement réceptionnés. A ce jour, ce lot de pièces reçues peut être retracé de son entrée dans le patrimoine de TRANSCO (Magasin) jusqu’à sa consommation finale par les engins de TRANSCO. Nul besoin donc de recourir au service d’un expert international pour le travail de retraçage des pièces réceptionnées, les compétences du citoyen lambda suffiraient amplement.

TRANSCO PAS COMPTABLE DU RENOUVELLEMENT DES BUS
Il est malheureusement constaté que l’opprobre est jeté sur l’Etablissement TRANSCO alors que celui-ci n’est pas encore comptable du renouvellement des bus. Cette responsabilité relève de l’Etat qui devait assurer le financement des bus comme dotation de départ conformément au Business Plan élaboré à la création de TRANSCO. Cette option prise par l’Etat se justifie par le fait du prix social du titre de transport (ticket) fixé par Arrêté interministériel à 500 Francs congolais ne permettait pas d’envisager l’acquisition des bus aussi coûteux (152.000 USD par grand bus et 103.000 USD par minibus) sur fonds propres de l’Etablissement. Dès lors, comment comprendre qu’avec la grave dépréciation de la monnaie nationale qui a laminé les revenus de TRANSCO en termes de pouvoir d’achat sur le marché national et international, le taux de change du dollar américain étant passé de 920 Francs congolais en 2013 à plus ou moins 1.350 Francs congolais à l’achat alors que le prix du ticket est resté figé à 500 Francs congolais pour un trafic de plus en plus congestionné et une voirie dégradée au point même de suspendre certaines lignes à rendement (cas des Lignes 9 UPN - Unikin et 14 Matete - UPN), que l’on puisse incriminer TRANSCO d’être incapable d’acquérir de nouveaux bus sur fonds propres ?

DU DYSFONCTIONNEMENT ADMINISTRATIF
Il convient de rassurer l’opinion sur le fait qu’il n’y a aucun problème à ce niveau au sein de l’Etablissement. Toutes les structures sont en place et fonctionnent harmonieusement au service de la population congolaise.

DU SOLDE DE GESTION NEGATIF
Le " solde de gestion " différent de la trésorerie, est lui établi sur base du compte des résultats (produits et des charges). Il est vrai que la trésorerie de l’Etablissement est sérieusement affectée par les facteurs ci-haut énumérés, à savoir le faible coût du ticket (500FC) et la dépréciation de la monnaie nationale.
A ce propos, il est important qu’il soit porté à l’attention de l’opinion que le déficit ou le déséquilibre financier précaire est d’abord une question d’ordre structurel et pas forcément de gestion managériale. Cette situation est la caractéristique de tout Etablissement de transport public, et ce de par le monde. Conscient de cette réalité économique, l’Etat congolais s’emploie et s’efforce en dépit de la conjoncture économique difficile d’honorer ses engagements. Il s’agit de (i) la subvention en carburant qui est effective, et (ii) la subvention d’équilibre qui n’est pas encore effective à ce jour et dont le mécanisme d’activation est actuellement en cours. C’est dans ce cadre qu’il faut situer la mission d’audit effectuée par les experts du Ministère des Transports et Voies de Communication.
Didier KEBONGO

 

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