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La députée nationale Mutinga Kyet Marie a exigé des éclaircissements clairs et transparents de la part du gouvernement et de la direction de Congo Airways concernant le leasing d’un Airbus A320 par la compagnie aérienne nationale de la République Démocratique du Congo. Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par les efforts de relance de Congo Airways, qui a traversé de graves difficultés ces dernières années. Après une suspension quasi-totale de ses opérations en 2025 — notamment suite à l’expiration de contrats de wet-lease avec des partenaires comme KlasJet (Lituanie) —, la compagnie a connu des problèmes financiers persistants, des salaires impayés pour le personnel, et des controverses récurrentes autour de ses accords d’acquisition ou de location d’aéronefs.Début 2026, Congo Airways a franchi une étape importante : en janvier, un nouvel Airbus A320 a été réceptionné officiellement à Kinshasa lors d’une cérémonie en présence de représentants du ministère des Transports, du directeur de cabinet adjoint du vice-premier ministre Jean-Pierre Bemba, ainsi que de la direction de la compagnie (dont le DG Alexandre Tshikala Mukendi et le PCA Jean-Bertrand Ewanga).
 
Début février 2026, des sources spécialisées en aviation, comme ch-aviation, ont confirmé la conclusion d’un contrat de leasing pour un Airbus A320, présenté comme un élément décisif pour relancer les vols commerciaux, restaurer la connectivité intérieure (Kinshasa-Lubumbashi, Goma, etc.) et soutenir les secteurs minier et touristique.Cependant, ces avancées s’inscrivent dans un historique chargé : des deals antérieurs (2024-2025) impliquant des lease-purchase pour plusieurs A320 (via des entités comme NW Capital, pour des montants estimés à plus de 64 millions USD pour quatre appareils) ont été critiqués pour leur opacité, leur exécution partielle ou leurs coûts élevés pour l’État. Des audits et rapports ont pointé des dépenses dépassant 3,5 millions USD sur des projets d’avions non aboutis, alimentant les soupçons de mauvaise gestion. 
 
C’est dans ce cadre que la députée Mutinga Kyet Marie, élue nationale connue pour ses prises de position sur la gouvernance, les questions sociales et la lutte contre la pauvreté, interpelle publiquement les autorités. Elle demande des précisions sur les modalités exactes du leasing actuel : type de contrat (dry lease, wet lease ou lease-purchase ?), coût total pour les finances publiques, prestataire impliqué, justification économique détaillée, et garanties contre les risques de dérapages budgétaires récurrents dans l’histoire de la compagnie. À ce jour (mi-mars 2026), aucune réponse officielle détaillée n’a été rendue publique par le ministère des Transports, le portefeuille ou la direction de Congo Airways, et l’interpellation n’a pas encore fait l’objet d’un large écho médiatique au-delà des cercles politiques et aéronautiques congolais.
 
Pascal Kwilu

 

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