Ces rebelles du M23 sont censés amorcer le 28 février 2023 un retrait de leurs positions, d'après une nouvelle échéance fixée par des Chefs d’Etat de l’Afrique de l’Est. Mais dans la soirée de dimanche 26 février, ces hommes armés soutenus par l'armée rwandaise ont pris le contrôle de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Après deux jours d'affrontements, l'armée congolaise se serait retirée du lieu. Les troupes ont « fait un repli stratégique pour éviter un bain de sang », s’est défendu un haut gradé de Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), accusant les rebelles du M23 d’avoir bénéficié des troupes venues fraîchement du Rwanda.

La prise de ce site riche en minerais témoigne de l'intérêt économique de cette guerre imposée à la RDC. Après l'échec de la première échéance de cessez-le-feu et de retrait fixée par la feuille de route de Luanda, le 23 novembre 2022, la deuxième échéance ne semble pas non plus intéresser le M23 qui devait être notifié de ces décisions par l'Angola dont le président est médiateur dans ces conflits.

Dido Nsapu /MMC