Le Chef  de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a déclaré, lors de l’ouverture  mercredi à Kolwezi, chef-lieu  du Lualaba, de la troisième édition de la conférence minière de la RDC, que les ressources minières ne doivent pas profiter seulement aux investisseurs, mais aussi et surtout à toute la population congolaise et à la modernisation des infrastructures du pays.

Dans son discours d’orientation  des travaux de cette conférence minière placée sous le thème : « l’exploitation minière en RDC  face aux impératifs du développement durable des zones productrices, apports, rôle et responsabilité de l’Etat, de l’industrie minière, de la société civile et des communautés locales dans une synergie transparente », le Chef de l’Etat a exigé la mise en œuvre effective du nouveau Code minier et demandé au Premier ministre ainsi qu’aux membres de son gouvernement de veiller à l’applicabilité de ce code.

Le Président de la République a invité les investisseurs  à ne pas se concentrer sur les patrimoines reconnus, mais à découvrir d’autres zones à travers le pays. Il a précisé que la libéralisation du secteur minier n’avait pas pour objectif d’écarter les entreprises publiques, mais de leur faire bénéficier des appuis techniques, technologiques et financiers dont elles avaient besoin de la part des partenaires privés en vue de garantir leur compétitivité. A ce propos, il a promis un appui à la GECAMINES et à d’autres entreprises du pays pour améliorer les conditions de vie de leurs travailleurs respectifs.

Il a rappelé aux participants à ces assises, la décision qu’il a prise depuis janvier 2013 d’organiser un forum minier où tous les acteurs sont réunis pour évaluer la situation dans ce secteur en RDC.

Le Chef de l’Etat a fait l’historique du  secteur minier en RD Congo depuis 2011 à nos jours en évoquant les performances réalisées notamment le pic de la production de 1 million de  tonnes de cuivre en 2014. Grâce à la paix retrouvée, la production de l’or a dépassé la barre de 30 tonnes en 2015 et la cassitérite a augmenté considérablement, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs,  le Président Joseph Kabila a souligné que le Congo de demain, avec ses importantes ressources minières, sera  notamment tributaire de trois projets  pour  parvenir à son développement durable, améliorer les conditions de vie des Congolais surtout ceux qui habitent autour des concessions  minières.

En ce qui concerne le dernier projet, le Chef de l’Etat, tout en insistant sur la modernisation du pays et  l’entreprenariat des jeunes, a relevé la nécessité de créer une zone économique minière spéciale avec un marché national et régional susceptible de permettre aux investisseurs étrangers de réaliser de bonnes affaires  en RDC.

Joseph Kabila, qui  a lancé  cet  appel  particulièrement aux producteurs des voitures électriques, a également épinglé le besoin de réaliser des évaluations économiques rigoureuses au bénéfice des apports et expériences des autres.

Sur ce sujet, le Chef de l’Etat a salué les efforts fournis par des sociétés productrices locales  des  matières premières   comme le cuivre, le cobalt, la cassitérite et le diamant qui ne seront plus exportées à l’étranger à l’état brut. Ces matières premières  pourront ainsi se lancer et être compétitives sur le marché mondial des minerais.

Kolwezi, capitale du cobalt

Pour sa part, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, qualifiant la ville de Kolwezi de capitale du cobalt, a exprimé l’honneur pour le secteur minier d’organiser cette troisième édition de la  conférence minière de la RDC, avant de rendre un vibrant hommage au Chef de l’Etat qui a favorisé la relance du secteur minier.

Martin Kabwelulu a appelé les entreprises minières et les acteurs œuvrant dans le secteur  à  appliquer  les dispositions de la loi minière révisée relatives, notamment à la responsabilité sociétale.

 « Le secteur minier congolais est considéré comme le pilier de l’économie nationale », a dit M. Kabwelulu en précisant que ce secteur connait  d’énormes difficultés pour son développement. Il a cité entre autres, la persistance de l’exploitation minière par des personnes non autorisées, ce qui affecte les efforts de certification et de traçabilité des produits miniers ainsi que  la persistance de la fraude et de la contre bande minière dans  l’Est du pays, surtout dans les  filières aurifères et  l’engouement de la jeunesse congolaise désœuvrée  dans les exploitations minières artisanales.

Ce comportement, a indiqué le ministre, engendre la dis-crédibilisation de la chaine de possession de produits miniers, notant que  ces maux appellent des réponses  appropriées pour que les mines apportent des solutions à la demande croissante de l’emploi au pays.

Par ailleurs, le ministre Kabwelulu a reconnu que le processus de démocratisation de la RDC a contribué,  de manière efficace,  à la relance du secteur minier et de la production dans différentes filières. Cette relance de la production, a-t-il ajouté, a permis au pays d’occuper, notamment le rang de 1er  producteur mondial du cobalt et de 1er producteur africain du cuivre.

Il a fait savoir que le recours à l’exploitation minière artisanale, bien que salutaire pour la jeunesse  désœuvrée,  exige par contre, un encadrement rigoureux de la part de toutes les parties prenantes, afin de  combattre le phénomène de l’envahissement de périmètre minier exclusif des tiers.

Il a évoqué les difficultés rencontrées dans ce secteur, notamment le cas de l’engouement de la jeunesse congolaise désœuvrée à l’exploitation artisanale, la résistance à l’application des textes régissant le secteur minier. Il a appelé les parties prenantes à s’engager dans l’application du nouveau code minier pour un Congo prospère grâce à ses richesses.

Il a invité les gouverneurs de province présents dans la conférence, ayant l’ambition  d’abriter  la quatrième édition de la conférence minière dans leurs provinces de s’annoncer avant pour permettre au gouvernement de prendre des dispositions nécessaires à cet effet.

Le taux d’exécution des recommandations de la première et  de deuxième conférence minière  évaluée à 79,6 %

Le président du comité organisateur des assises, le conseiller principal en charge des mines au cabinet du Chef de l’Etat, le Pr Albert  Ongendangenda, a indiqué, dans son mot de circonstance, que les recommandations issues de la première conférence tenue à Lubumbashi sur le thème : « la transparence dans le secteur minier de la RDC, état des lieux et perspectives d’avenir », et de la deuxième conférence de Goma sur «la gestion durable et transparente des ressources naturelles dans le Congo post conflit », ont été exécutées à 79,6%.

Il a précisé à ce sujet que sur les 183 recommandations arrêtées, 149 ont été exécutées, avant d’épingler la principale difficulté rencontrée, celle du changement des délégués membres du comité de suivi mis sur pied à cette fin.

Avec ACP

 

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