Des analyses préliminaires à la première émission d'obligations de la RDC sur les marchés internationaux sont en cours, selon le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, cité par l'agence "Bloomberg".

La République démocratique du Congo envisage d’émettre près d’un milliard de dollars d’obligations sur les marchés internationaux l’année prochaine a indiqué le Premier ministre Augustin Matata Ponyo à l’agence américaine Bloomberg, en fin de semaine dernière. Si elle se confirme, cette opération serait la première émission d’eurobond du pays d’Afrique centrale.

« Nous travaillons avec des conseillers externes afin d’identifier ce qui est possible », a avancé le dirigeant congolais dans une interview réalisée jeudi à Kinshasa, sans donner plus de précisions sur l’identité de ces conseillers. L’objectif annoncé est de « lever un peu moins d’un milliard de dollars » qui iraient à « des investissements dans les infrastructures », a encore déclaré Augustin Matata Ponyo.

Cette option avait déjà été évoquée lors de la présentation du budget 2016 de l’État, le 26 octobre au parlement. Le budget prévisionnel, scruté pour y déceler les crédits qui pourraient servir à l’organisation des élections présidentielles, faisait aussi état de 653 milliards de francs congolais (environ 700 millions de dollars) financés par la vente d’obligations sur les marchés internationaux. Le projet de loi de finances prévoit un budget 2016 en léger recul à 8 437 milliards de francs congolais (8,96 milliards de dollars) contre 8 496 milliards de FC en 2015.

Taux d’intérêt

Il reste à savoir à quel taux pourrait être réalisé l’emprunt de la RDC, étant donné sa notation financière. L’agence Standard & Poor’s lui a par exemple assigné la note « B- » pour les emprunts à long terme en devises internationales et locales, six crans en-dessous de la première catégorie d’investissement. Ce qui pourrait peser sur les taux en cas d’émission réussie.

Pour son emprunt de 1 milliard de dollars d’avril 2014, Lusaka (Zambie) a payé un coupon de 8,5 %. L’eurobond d’un montant similaire émis par le Ghana, en octobre dernier, a été réalisé au taux assez élevé de 10,75 %, celui de l’Angola, un mois plus tard, l’a été au taux de 9,5 %.

Robustesse

En réponse aux incertitudes soulevées par ses perspectives économiques, dans un contexte marqué par un net recul du prix du cuivre –  principale ressource d’exportation du pays – les autorités de Kinshasa insistent sur la robustesse de la croissance congolaise (supérieure à 7 % depuis 2012).

Si le gouvernement a abaissé de 180 points de base – en deux temps – sa prévision de croissance en 2015 à 7,7 %, Kinshasa table sur une accélération de la croissance économique nationale à 9 % en 2016. En 2014, le PIB congolais a crû de 9,5 % selon les statistiques officielles.

La RDC, qui a bénéficié en 2010 du programme d’allègement de la dette du FMI et de la Banque mondiale, a vu son taux d’endettement baisser de 80,1 % du PIB en 2009 à 27,7 % l’année suivante. Il est depuis resté à des niveaux relativement bas, note Standard & Poor’s dans une étude d’août dernier. Attendu à 14 % du PIB cette année, le taux d’endettement du pays devrait progressivement grimper à 17,4 % en 2018, selon l’agence de notation.

Avec jeune Afrique

 

Traduction

French Arabic Chinese (Simplified) English Hindi Portuguese Spanish Swahili

A la une

Le ministre des Mines, Martin Kabwelulu La décision du ministre est motivée par les réalités... Lire la suite

Les plus lus

Economie

2931 vues
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange a rendu publique, le 31 décembre 2015, la l...

Taux de croissance

2658 vues
Les prévisions de croissance économique 2015 de la RDC ont été revues à la baisse: 8,4% contre 10,...
Please update your Flash Player to view content.
  • Suivez-nous

Copyright ©2015-2017 RDC finances | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom