Le dernier en date est celui du député provincial du Kongo central, élu de Kasangulu, Jean-Claude Vuemba.

Alors que les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) avaient refusé de signer, l’an dernier, le document final des travaux tenus à Brazzaville dans le cadre de l’environnement, au cours desquels le dossier du projet Trans aqua avait été évoqué, des organisations de la société civile congolaise ont, à leur tour, posé des conditions à ce transfert des eaux du fleuve Congo vers le lac Tchad.

La dernière réaction dans ce chapitre est celle du député provincial élu de Kasangulu, Jean-Claude Vuemba. Lors d’un point de presse tenu, le 16 avril à Kinshasa, sur les questions politiques et sociales de l’heure, il a également évoqué le projet Trans aqua dont il a posé des conditions. « Nous suivons depuis quelque temps le débat sur le projet Trans aqua dont l’objectif est de transférer les eaux du fleuve Congo vers le lac Tchad. Notre position est claire, nous sommes d’emblée opposés à tout prélèvement des eaux en amont du barrage Inga », a souligné cet acteur politique ressortissant de la province du Kongo central.

Jean-Claude Vuemba est d’avis que s’il s’avérait possible et souhaitable de vendre l’eau aux pays qui en manquent cruellement, une étude d’impacts environnementaux devrait, par ailleurs, être menée en vue de cerner les conséquences de ce transfert et déterminer, de manière scientifique, à quel niveau du fleuve cette ponction peut se faire sans trop de dégâts pour lui-même ainsi que pour la vie de toute la population qui en dépend.

Dans sa conclusion de ce chapitre, il a rappelé que ce débat le tenait à cœur, assurant de rester particulièrement vigilant sur ce dossier.

Jean-Claude Vuemba, qui a choisi de siéger à l’assemblée provinciale du Kongo central, en laissant son siège de l’Assemblée nationale à son suppléant, a été, pendant la législature passée, député national. Parmi les dossiers qu’il avait personnellement menés, il y avait celui de la construction d’un pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville. Pour cet élu du peuple, la RDC devrait conditionner la construction de ce pont à celle du port en eaux profondes prévue à Banana, dans le Kongo central.

Selon lui, la République du Congo ayant son port en eaux profondes à Pointe Noire, la construction d’un pont entre les deux capitales les plus proches du monde étoufferait les ports intérieurs de Boma et de Matadi, dans le Kongo central, ainsi que l’économie de la République démocratique du Congo (RDC), qui sera dépendante de ce port de Pointe Noire. « Il faut que le Congo-Brazza et la RDC aient, chacun, son port en eaux profondes. Comme cela, tous les deux pays seront à armes égales », aimait-il répéter comme plaidoyer à ce plan.

Lucien Dianzenza/Le Courrier de Kinshasa

 

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