D'après ses dernières estimations de la croissance économique, sur base des réalisations de la production à fin décembre 2018, la Commission des études statistiques et des comptes nationaux (CESCN) table sur une croissance économique de 5,9% en 2019, soit une progression de 0,1 point et 2,2 points de pourcentage par rapport aux réalisations de 2018 et 2017, respectivement. L'information a été donnée le mardi 30 avril par le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo. C’était au cours d'un point de presse qu'il a tenu à l'issue d'une réunion de Comité de politique monétaire (CPM) dont il est le président.

Selon le gouverneur de la BCC, cette progression tient principalement du dynamisme de l'activité dans le secteur primaire, sous l'impulsion notamment des industries extractives. Il faut noter que plusieurs autres questions ont fait l'objet des échanges au cours de la réunion du CPM. Entre autres le marché des biens et services, les finances publiques, le marché des changes ainsi que le secteur monétaire. Sur le marché des changes, le Comité de politique monétaire a relevé la poursuite de la stabilité de la monnaie nationale sur les deux segments. A fin mars, le cours indicatif s'est situé à 1.639,0 CDF le dollar américain et le cours parallèle à 1.667,0 CDF, soit des dépréciations mensuelles de 0,12 % et 0,37 %, respectivement. Concernant les réserves de change, elles ont connu une baisse mensuelle de 68,7 millions de USD, expliquée par la nécessité de rencontrer principalement certaines dépenses prioritaires en devises de l'Etat. A fin mars 2019, les réserves se sont établies à 901,2 millions de l’USD, correspondant à 3,0 semaines d'importations de biens et services sur ressources propres.

S'agissant du secteur monétaire, la situation monétaire provisoire arrêtée à fin mars renseigne une augmentation de la base monétaire de 30,1 milliards de CDF par rapport au mois précédent. Une progression de l'offre de la monnaie "centrale qui s'explique essentiellement par la hausse des avoirs intérieurs nets. Quant aux finances publiques, à fin mars 2019, l'exécution des opérations de l'Etat s'est clôturée par un déficit de 54,4 milliards de CDF, alors que l'Etat prévoyait un léger excédent de 0,2 milliard de CDF. « Ce déficit tient principalement de la hausse des dépenses plutôt que de la faiblesse des recettes. Les dépenses ont été portées également par celles exécutées dans le cadre de la mise en œuvre du programme d'urgence du chef de l’Etat », a indiqué Deogratias Mutombo. En cumul annuel, la situation du Trésor indique un déficit de 43,3 milliards de CDF contre un déficit programmé de 29,4 milliards de CDF. Toutefois, le CPM a indiqué que la situation devrait s'améliorer au mois d'avril qui constitue une échéance fiscale importante.

Olivier kaforo/Le Potentiel

 

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