Le taux d’évaluation globale de la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat est situé à 88,8%, a indiqué, Jean louis Kayembe wa Kayembe, président du comité de suivi de cette paie, lors de l’atelier annuel sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat, se tient depuis mercredi à Kinshasa.

M.Kayembe, a noté que certains services sont restés longtemps en dehors de la réforme, prétextant la complexité et la sensibilité de leurs secteurs respectifs.

Le comité de suivi a toutefois reconnu que la réforme a réalisé de prouesses, notamment la disponibilisation de l’information exacte sur la hauteur de la rémunération et la latitude d’y accéder en intégralité et à fréquence régulière.

Il s’agit également de la réduction du nombre d’intervenants entre la Banque centrale du Congo et le bénéficiaire. Ces intervenants sont passés de quatre à un seul, pour ne prendre que le cas des enseignants, a dit le président du suivi de la paie qui relève également l’accès facile au crédit sans exigence collatérale.

Outre les avantages cités ci-haut,  le Comité de suivi de la paie a mis à son actif, l’évolution du compte  reliquat paie de salaires qui comptent à ce jour un solde de 125,2 milliards des Francs Congolais au 05 février courant.

Ce compte, a précisé M. Kayembe, est logé à la Banque centrale du Congo depuis sept ans et placé sous la direction de l’ordonnateur principal, en l’occurrence, le ministre des Finances.

La mise en œuvre de cette réforme avait pour objectif d’arriver en 2015, à identifier les goulots d’étranglement et de formuler des pistes de solutions, devant contribuer à la maîtrise des effectifs du personnel émargeant au budget de l’Etat et de la masse salariale. En 2017, l’objectif était de réaliser 72% en ce qui concerne les effectifs en province.

A ce jour, la bancarisation de la paie des agents et fonctionnaires de l’Etat est l’une des interventions publiques la plus appréciée au niveau politique et social, malgré une recrudescence d’une critique peu outillée, a soutenu M. Kayembe. Toutefois, il a laissé entendre que les défis sont encore importants et se rapportent entre autres, au nettoyage du fichier, à la migration complète de CARITAS  vers IFOD, au renforcement des extournes, au remplacement de la paie manuelle dans quelques entités, à la communication, à tout agent de l’état, de son compte bancaire actif et au poids de la rétribution.

Il s’agit aussi de l’identification de défis à relever en vue d’atteindre pleinement la réalisation des objectifs de la réforme, notamment la maitrise des effectifs de la masse de salaire. L’appréciation de la qualité publique de la réforme sur la base d’une étude lancée l’année dernière par le Secrétariat Technique du comité de suivi, devant aboutir à la publication d’un ouvrage commun, a conclu M. Kayembe.

 ACP/Kayu/DNM/JFM

 

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