Le Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Congo (BCC) a, dans un communiqué signé hier mardi 21 août par son président, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, indiqué que sur le plan des finances publiques, l’exécution des opérations de l’Etat s’est clôturée par un déficit de 63, 6 milliards CDF. Des experts de la BCC expliquent que cela est consécutif aux recettes de 756,8 milliards et aux dépenses de l’ordre de 820, 4 milliards CDF. On explique que comparée à la période correspondante de 2017, le solde de l’Etat s’est détérioré de 243,2 milliards de CDF. Selon des experts du CPM, cette situation est justifiée par la hausse des dépenses, notamment celles relatives au processus électoral. Les mêmes sources confient cependant qu’en cumul annuel, la situation de l’Etat est excédentaire de 488,6 milliards CDF. 

Lire ci-dessous, l’intégralité du Communiqué du Comité de politique monétaire.

BANQUE CENTRALE DU CONGO 
COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE
Kinshasa, République Démocratique du Congo

COMMUNIQUE
Le Comité de Politique Monétaire a tenu, ce mardi 21 aoūt 2018, sa septičme réunion ordinaire de l’année, sous la présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.
Cette réunion a permis au Comité d’examiner la conjoncture économique extérieure et intérieure et de prendre de mesures conséquentes en rapport avec la conduite de la politique monétaire de la Banque Centrale du Congo.
A cet effet, il convient de relever ce qui suit : Au plan extérieur
Les perspectives de l’économie mondiale, publiées par le FMI au mois de juillet, révčlent une accentuation des inquiétudes quant ą l’évolution de l’économie mondiale ą court et moyen termes, en raison des tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires commerciaux. Toutefois, la croissance devrait demeurer solide, du moins ą court terme, avec un taux de croissance prévu de 3,9 % en 2018 et 2019. Cette croissance, en hausse de 0,2 point par rapport ą la réalisation de 2017, serait particuličrement confortée par le dynamisme de l’activité économique dans les économies avancées, notamment aux Etats-Unis, sur fond du dynamisme du commerce mondial et de l’investissement.
Quant aux pays émergents et en développement, ils devraient enregistrer une croissance de 4,9 % et 5,1 %, respectivement en 2018 et 2019, dans un contexte d’une hausse des prix du pétrole, des tensions commerciales, de l’augmentation des rendements aux Etats-Unis et des conflits géopolitiques.
En Afrique subsaharienne, la croissance devrait s’inscrire sur une trajectoire haussičre, passant de 2,8 % en 2017 ą 3,4 % et 3,8 %, respectivement en 2018 et 2019, portée principalement par la hausse des prix des produits de base.
S’agissant des matičres premičres, le CPM a noté une tendance baissičre des cours mondiaux des principaux produits de base et matičres premičres intéressant l’économie congolaise. Le cours du cuivre a enregistré une baisse mensuelle de prčs de 10,0 %, s’établissant en moyenne ą 6.267,68 USD la tonne métrique. Quant ą celui du cobalt, il a atteint en moyenne 88.500,90 USD la tonne, soit une baisse de 6,58 % d’un mois ą l’autre.
Au plan intérieur
Les estimations de la croissance, sur base des réalisations de la production ą fin mars 2018, renseignent un raffermissement de l’activité économique ą 4,2 % confie une réalisation de 3,7 % en 2017, tirée par le dynamisme de l’activité dans les secteurs primaire et tertiaire. Cette tendance est également attestée par l’optimiste des chefs d’entreprises, dont le solde d’opinions, au mois d’aoūt, quoi qu’en recul, s’est établi ą + 5,9 % contre 26,4 % le mois précédent.
Sur le marché des biens et services, le ralentissement du rythme de formation des prix intérieurs s’est poursuivi au mois de juillet. En effet, en rythme mensuel, le taux d’inflation s’est situé ą 0,139 % contre 0,251 % un mois auparavant. En cumul annuel, le taux d’inflation s’élčve ą 5,353 % contre 30,524 % ą la période correspondante de 2017. Considérant la mźme tendance, l’inflation attendue ą fin décembre 2018 se situerait ą 9,460 % contre un objectif optimal de 7,0 % ą moyen terme.
S’agissant des finances publiques, en dépit du fait que le mois de juillet soit une échéance fiscale, l’exécution des opérations financičres de l’Etat s’est clōturée par un déficit de 63,6 milliards de CDF, consécutif aux recettes de 756,8 milliards et aux dépenses de 820,4 milliards de CDF. Comparé ą la période correspondante de 2017, le solde de l’Etat s’est détérioré de 243,2 milliards de CDF. Cette situation est expliquée par la hausse des dépenses, notamment celles relatives au processus électoral. Toutefois, en cumul annuel, la situation de l’Etat est excédentaire de 488,6 milliards de CDF.
Pour ce qui est du marché des changes, il est demeuré stable au cours de la période sous examen, attesté par des légčres fluctuations du franc congolais. En effet, le taux de change s’est établi ą 1.626,93 CDF le dollar ą l’indicatif, soit une dépréciation de 0,08 % et ą 1.652,50 CDF au parallčle, dégageant une légčre appréciation de 0,16 % par rapport au mois passé.
Le budget en devises s’est soldé par un déficit de 44,4 millions de USD, portant le niveau des réserves de changes ą 1.147,4 millions de USD, soit 4 semaines et 6 jours d’importations des biens et services sur ressources propres.
La situation monétaire, a renseigné, ą fin juillet 2018, une baisse de la base monétaire de 47,9 milliards de CDF par rapport au mois de juin. Cette contraction est expliquée principalement par la baisse des avoirs extérieurs nets.
L’encours global du Bon BCC s’est établi ą 20,0 milliards de CDF, dégageant une ponction mensuelle de 7,5 milliards de CDF. Cet encours a été constitué de 10,0 milliards de CDF pour les maturités de 7 jours et de 10 milliards pour celles de 84 jours.
S’agissant des perspectives économiques ą court terme, le CPM reste globalement confiant quant au maintien de la stabilité macroéconomique. Toutefois, l’orientation monétaire devrait demeurer prudente et dépendrait de l’évolution des prix intérieurs ainsi que du comportement du Trésor dans un contexte marqué par la poursuite des dépenses relatives au processus électoral.
De ce qui précčde, le taux directeur reste ą 14,0 %. Les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépōts en devises ą vue et ą terme sont maintenus respectivement ą 13,0 % et 12,0 % et ceux pour les dépōts en monnaie nationale ą vue et ą terme ą 2,0 % et 0 %. Le Bon BCC sera éventuellement utilisé en vue de la régulation courante de la liquidité bancaire.

 

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