Un important investissement qui pourra générer 10.000 emplois pour des jeunes congolais.

L’usine « Huajian Group », une société chinoise spécialisée dans la fabrication de chaussures dames, sera bientôt érigée à Kinshasa. C’est ce qui ressort des négociations menées récemment par l’ambassadeur de la République démocratique du Congo en Chine, M. Jean Charles Okoto Lolakombe, dans le cadre de la Coopération sino-congolaise. Ce projet, une fois effectif, représenterait un important investissement qui pourra générer 10.000 emplois directs pour des jeunes congolais, apprend-on.

Comme lors de son passage dans la province du Sichuan où il a appelé aux investissements chinois, particulièrement dans le domaine d’électricité, à l’étape du Guangdong, dans la ville de Dongguan, l’ambassadeur congolais fait la même chose partout où il est passe. Cette fois ci, il a été au contact d’une grande société de fabrication des chaussures dames, « Huajian Group » qui a donné son accord de principe pour l’installation de sa filiale en RDC. Projet qui devra, à terme, créer 10.000 emplois directs pour les jeunes. 
Et pour s’en convaincre, le Chairman de cette société, M. Zhang Huarong, ancien militaire, va effectuer lui-même une mission de prospection à Kinshasa fin avril ou début mai, indiquent des sources proches de ce dossier. Dans l’hypothèse où ce projet se réaliserait, la RDC deviendrant le deuxième pays africain, après l’Ethiopie, où ce géant chinois opère. Créée au début des années 80, Huajian Group, qui dispose de deux usines en Chine, produit 30.000 pairs de chaussures par jour. 

UN DEBUT DE SOLUTION POUR LES JEUNES

Pour beaucoup, ce projet qui intervient dans un contexte socio-économique caractérisé par un taux élevé de chômage, constitue une lueur d’espoir pour les jeunes congolais, majoritairement sans-emplois.
Hormis l’effet création d’emplois, ce projet aura dans le concret, l’avantage de participer à la formation des milliers de jeunes congolais dont la plupart n’ayant aucune qualification professionnelle. Toujours selon des sources proches de ce projet, 200 à 250 jeunes congolais devront, avant l’installation de l’usine à Kinshasa, s’envoler pour la Chine en vue d’une formation professionnelle. Ainsi, cette première vague de jeunes qualifiés deviendra à leur tour, formateurs de leurs égo.
C’est de ce cycle de formation continue que sera résolu, temps soit peu, le sempiternelle problème d’oisiveté et de délinquance dans les milieux des Jeunes congolais. Le choix de ce projet s’expliquerait aussi en partie, par l’abnégation de l’ambassadeur Jean Charles Okoto dans la cause de ses jeunes compatriotes.

PORTE-VOIX DE LA JEUNESSE CONGOLAISE 
Joint au téléphone par notre Rédaction, Jean Charles Okoto, porte-voix de la jeunesse congolaise, qui s’exprimait dans l’un des salons VIP d’un des aéroports du Guangdong, a d’une voix rassurante défendu le choix de ce projet. " C’est un projet à impact direct et visible qui va donner de l’emploi à nos jeunes…Et, je suis convaincu que la solution aux problèmes du Congo partira de la création d’emplois et de la qualification d’une franche importante de la jeunesse congolaise… ", a-t-il argumenté, quelques minutes avant le décollage de l’avion qui devait le ramener à Beijing.
Si pour ce projet les emplois directs sont chiffrés à 10.000, il n’en demeure pas moins que beaucoup d’autres emplois indirects seront créés à la suite de sa mise en œuvre. " Lorsqu’une nouvelle entreprise s’installe dans un pays, c’est tout un écosystème qui va se créer tout au tour de ses activités ", nous a confié un expert économiste d’un bureau d’études spécialisé dans l’évaluation de l’impact socio-économique des entreprises dans le pays où elles opèrent.
Sur ce postulat, tout porte à croire que l’impact socio-économique de « Huajian Group » en RDC sera bien au-delà des attentes de 10.000 emplois. Il va sans dire que les recettes fiscales de l’Etat connaîtront une nette augmentation. Cela, à la suite des impôts, taxes et autres redevances dus au propriétaire terrien. De quoi redorer l’image de l’économie congolaise qui a besoin d’un souffle nouveau, après l’épopée des années qui ont suivi l’indépendance. DINA BUHAKE

Le nouveau code minier s’invite en Chine

Au centre des polémiques avant et après sa promulgation par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, le nouveau code minier de la RDC avait également fait l’objet des commentaires de la part des investisseurs chinois, nous a confié l’ambassadeur Okoto. 
Selon lui, la promulgation de ce code a été bien accueillie dans le milieu d’affaires chinois qui pense d’ailleurs que la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation en matière des mines, ouvre une nouvelle ère de la vie économique de la RDC. 
Il est évident que plusieurs autres investissements chinois, notamment des miniers, viendront investir en RDC à l’issue du Forum sur la coopération sino-africaine. 

D.B./ Forum des as

 

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