L’abandon de l’agriculture par les populations de la République démocratique du Congo au profit des secteurs tels que le transport et les mines, constitue l’une des causes qui justifie la pauvreté des congolais,  indique le rapport de la  Banque mondiale sur l’évaluation de la pauvreté, rendu public mardi à Kinshasa.

 Cette évaluation qui s’étale sur la période allant de 2005 à  2012, indique    que la majorité des pauvres en RDC vivent dans des zones rurales où paradoxalement, les dotations en termes des terres arables et des plans  d’eau naturels constituent un potentiel agricole non négligeable.

Les ménages agricoles, souligne le rapport, se heurtent à de sérieuses contraintes de production car le secteur agricole  congolais reste le moins productif à cause de l’absence d’une  stratégie cohérente capable de  booster le développement. Le secteur agricole, poursuit le rapport de la Banque mondiale, se bute au retrait progressif des acteurs gouvernementaux des activités de soutien à l’agriculture à cause des conflits armés que le pays a connu.

Selon ce rapport de la BM, la production agricole de la RDC est très faible par rapport aux autres pays africains. La valeur ajoutée  agricole par travailleur et le rendement des céréales par hectare sont les plus faibles. « En 2013, par exemple, la valeur ajoutée agricole par travailleur était de 224(deux cent vingt-quatre) USD et le rendement des céréales par hectare était de 767 (sept cent soixante-sept) Kg/ha, contre une moyenne pour l’Afrique subsaharienne  de 706(sept cent six) USD et de 1.433(mille quatre cent trente-trois) Kg/ha. En outre la valeur ajoutée  agricole par travailleur et le rendement de céréales par hectare n’ont que légèrement évolué entre 2000 et 2013 », souligne ce rapport.

La Banque mondiale recommande ainsi la priorisation de l’agriculture et le développement rural lors de l’élaboration des politiques visant à assurer les moyens de subsistance et la réduction de la pauvreté en RDC.

Profil des pauvres en RDC

Le rapport note qu’en RDC, les pauvres vivent dans de grands ménages avec des ratios de dépendance élevés. En  moyenne les ménages congolais pauvres ont deux fois plus d’enfants que les ménages non pauvres.

La plupart des chefs de ménages pauvres en RDC sont relativement instruits à l’échelle national, environ un tiers des chefs de ménages pauvres ont terminé  l’école primaire, et près de la moitié, soit 43,7% avait fait des études secondaires et 4% des études supérieures.

Le même document souligne que l’incidence de la pauvreté est supérieure à 60% dans la plupart des régions de la RDC. La plus forte se situant dans les régions  du Centre et du Nord-Ouest. La ville de Kinshasa  et les autres zones urbaines enregistrent, quant à elles,  des taux de pauvreté  moyens plus bas.

Pour ce qui est de la répartition du nombre de pauvres, elle varie d’une région à une autre. Les  provinces de Kinshasa, du Sud-Kivu, du Kwilu, de Lomami et du Nord-Kivu comptent le plus grand nombre des pauvres. Ces provinces représentent 33% de la population pauvre de la RDC.  Certaines provinces telles que  le Sankuru, le Tanganika, le Mai Ndombe, la Mongala  et le Bas-Uélé, enregistrent  des taux de pauvreté  moyens élevés du fait de la faible densité de leurs populations respectives.

ACP

 

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