La Banque mondiale a annoncé mardi un plan d'action de 16 milliards de dollars d’ici 2020, pour aider l'Afrique à lutter contre le changement climatique.

Qui finance ?

L’ambition est de lever cette somme auprès de plusieurs organisations de développement, de pays et de partenaires privés, la Banque mondiale apportant 5,7 milliards de dollars à travers l’Agence internationale de développement (AID) qui fournit des prêts sans intérêt et des dons aux pays les plus pauvres.

Pourquoi ce plan ?

Le plan de la Banque mondiale sera présenté lors de la conférence sur le climat COP21 qui se tiendra à Paris à partir du 30 novembre avec l’objectif de limiter à 2 degrés Celsius la hausse du thermomètre par rapport à l’ère pré-industrielle.

« L’Afrique subsaharienne est hautement vulnérable face aux chocs climatiques et notre plan identifie des étapes concrètes que les gouvernements africains peuvent suivre pour s’assurer que leurs pays ne perdront pas les gains de croissance économique si chèrement gagnés », a affirmé le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim.

Que contient-il ?

Le plan d’action « va renforcer les capacités de la région à s’adapter au changement climatique tout en réduisant l’émission de gaz à effets de serre en se concentrant sur un certain nombre d’actions concrètes », affirme la Banque mondiale.

Parmi ces initiatives figurent la promotion de pratiques agricoles « intelligentes », la préservation de forêts et d’environnements « vulnérables », la réduction de l’érosion des côtes, et le développement de production d’énergies solaire et géothermique.

Que risque le continent si des efforts ne sont pas faits ?

« L’Afrique est le continent qui contribue le moins à l’émission de gaz à effet de serre, mais les pays africains sont ceux qui souffrent le plus de l’impact du changement climatique », a affirmé Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale en charge de la région Afrique.

La possibilité d’une hausse de seulement un mètre du niveau de la mer ferait perdre 18 000 km2 de terres à l’Afrique de l’Ouest, entraînant la perte d’infrastructures et causant le déplacement de populations.

Une augmentation de 1,5 à 2 degrés Celsius de la température d’ici 2030 et 2040 conduirait, selon la Banque mondiale, à une réduction de 40% à 80% de la surface arable où peuvent être cultivés maïs, millet et sorgho.

Avec jeune Afrique

 

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