Pendant que le président Donald Trump vante les qualités du système de santé namibien, un pays dont il n'a pourtant pas l'air de connaître le nom puisqu'en marge des Assemblées générales des Nations unies et devant un parterre de dirigeants africains il a parlé de la « Nambia », un ciel bleu économique semble tendre les bras à ce petit pays semi-désertique. Les bonnes nouvelles sont venues du ministre namibien des Finances, Calle Schlettwein. Dans un communiqué publié ce 27 septembre à l'occasion de la revue de l'économie et du budget de 2017, le ministre a indiqué qu'il anticipait des perspectives économiques favorables. « Nous anticipons une croissance de 1,8 à 2,3 % par an », a-t-il dit, après deux trimestres de croissance négative où l'économie a reculé de 1,7 % au deuxième trimestre 2017 au lieu de 0,4 % l'an passé.

Le pays reste en récession technique

Alex Shimuafeni a confirmé que le pays resterait dans une récession technique. Seulement, les prévisions à venir sont meilleures, n otamment sur les bases traditionnelles de son économie : exploitations minières et agriculture. Il faut dire qu'après avoir enregistré des taux de croissance annuels supérieurs à 5,0 % depuis 2010, la croissance de la Namibie a fortement reculé en 2016, passant de 5,3 % en 2015 à une estimation de 1,3 % en 2016. Selon l'agence centrale de statistiques, « la mauvaise performance est principalement attribuée au secteur de la construction, du commerce de gros et de détail ainsi qu'au secteur de la pêche ». Ces industries ont enregistré une croissance négative de 51,9 %, 8,2 % et 9,8 %. Et les nouvelles du terrain vont dans ce sens. En ce qui concerne la forte baisse du secteur de la construction, l'économiste de l'agence Simonis Storm Securities, Frans Uusiku, cité par le quotidien namibien The Namibians, a déclaré : « Nous croyons que la récession dans le secteur de la construction pourrait être prolongée en raison de la mise en œuvre prévue des plafonds budgétaires au cours des deux prochains exercices. La contraction du commerce de gros et du commerce de détail met en exergue l'augmentation soudaine du chômage, qui menace les ménages sous pression. »

La baisse du secteur de la pêche est tout aussi préoccupante pour les économistes du pays. « En ce qui concerne l'industrie de la pêche, la contraction suggère l'incertitude de la politique en vigueur, et donc une diminution de la confiance des entreprises dans nos entreprises. » Directeur de la recherche en marketing stratégique et communication à la FNB, Namene Kalili a déclaré que, bien que le rapport indique que l'agriculture et les mines ont fortement rebondi par rapport à l'année dernière, affichant une croissance à deux chiffres, cela ne suffisait pas à arracher l'économie à un cinquième trimestre consécutif de croissance négative.

Reprise progressive

Les prévisions à long terme de la banque centrale de Namibie pronostiquent une croissance de 3,8 % pour l'année 2018. Le redressement de la croissance économique fait suite à l'amélioration prévue dans les secteurs notamment agricole, minier, électrique et hydraulique, selon la banque. À moyen terme, pour l'année 2018, la banque centrale namibienne a prévu que l'expansion dans le secteur minier d'uranium stimulerait la croissance de l'économie nationale. Le tourisme est aussi devenu le troisième secteur d'activité du pays, générant plus de 15 milliards de dollars namibiens (1 milliard d'euros) de revenus directs et indirects, soit 20 % du produit national brut (PNB), selon les statistiques de 2013 citées par le ministre du Tourisme.

La Namibie dispose d'énormes gisements d'uranium. Toutefois, ce pays n'est pas encore à l'heure actuelle membre du groupe des fournisseurs nucléaires, dont le but est de gérer les exportations d'uranium dans un cadre de non-prolifération des armes atomiques. Selon ce ministre, lorsque son pays aura obtenu l'adhésion au groupe des fournisseurs, la Namibie utilisera l'énergie nucléaire pour soutenir ses technologies médicales et agricoles et son approvisionnement en eau.

Malgré ce pronostic encourageant, la Namibie a chuté de la 84e à la 90e place, selon le Forum économique mondial dans son dernier rapport (2017-2018). Selon une publication de l'Institute for Public Policy Research (IPPR), « l'accès au financement, une main-d'œuvre insuffisamment instruite, une bureaucratie gouvernementale inefficace et la corruption sont énumérés dans le rapport comme les facteurs les plus problématiques pour faire des affaires en Namibie ».

 

Avec le Point

 

Traduction

French Arabic Chinese (Simplified) English Hindi Portuguese Spanish Swahili

1 USD = 1 570,8975 FC (source: BCC)

1 USD equals to -

  • EUR : 0.00
  • EUR : 0.00
  • ZAR : 0.00
  • EUR : 0.00
  • GBP : 0.00
  • GBP : 0.00
  • JPY : 0.00
  • GBP : 0.00
  • NGN : 0.00
  • EUR : 0.00


1
USD
=
0.00
EUR
Please update your Flash Player to view content.
  • Suivez-nous

Copyright ©2015-2017 RDC finances | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom